‹ L'académie d'Arles au 17è siècle d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 14 sur 35 · APOLLON · texte numérisé non relu

APOLLON

A M. le chevalier de Komieii, sur le dessein qu'il a de rétablir l'Académie d'Arles (ij32).

Sur le mont Hélicon les filles de mémoire Se livrent aux plus doux transports ,

Depuis que tu parais pour accroître la gloire, Faire de généreux efforts.

Dans Arles autrefois aux neuf savantes fées

Plusieurs brûlèrent de l'encens, Aux Nymphes, aux Tritons, ces célèbres Orphées

Faisaient admirer leurs accents.

Elles voyaient alors dans un loisir tranquille

Leurs autels toujours fréquentez, Ou étaient occupées dans cet aimable azile

Du soin d'étaler leurs beautéz.

De leur lyre bientôt tremblante?, allarmées,

Elles emportent les dél>ris, Et le débordement des barbares armées

Fait percer le ciel de leurs cris.

Tes soins ont pu calmer cette troupe savante.

Tu vaux toi seul vingt nourrissons, Tu veux encore former une école brillante

Qui soit docile à leurs leçons.

(i) Mais qui publia en décembre 1729 la Relation de M. de| Morand, dont nous avons parlé.

Les muses ont promis d'inspirer les poètes

Qu'en leur temple on rassemblera.

Euterpe à quelques-uns présente ses musettes ,

A Segrais les égalera.

Calliope prétend que sa charmante lyre

Résonne seule sous vos doigts, Polymnie a juré qu'en un fougueux délire

Les favoris suivront ses lois.

Melpomène en ces lieux étalera ses charmes,

Ses nobles vers nous toucheront :

Si Sophocle, Euripide ont fait verser des larmes

Les Morands en arracheront.

Comme on vit autrefois un lyrique célèbre

Arrêter la course des eaux, Lorsque vous chanterez, le Rhône ainsi que l'Ebre

Ecoutera des sons nouveaux.

Par M. Chabaud (i).

Nous manquons absolument de détails précis et le P. Fabre, copié par le Dictionnaire de Provence et la Statistique des Bouches-du-Rhône, se contente de dire que les contradictions inévitables et la modestie des nouveaux académiciens firent échouer l'entreprise. La vérité est que la mort du chevalier de Romieu, arrivée le 28 décembre 1734 (2), mit fin aux réunions, et que le

(i) Mercure de France, juil. lySi, p. i5i5-i5i7.

(2) Il fut enterré aux Cordeliers dans le tombeau de sa famille. «•Le 2g décembre 1734 a été enseveli dans l'église des Pères Cordeliers, noble Monsieur Charles-Joseph de Romieii , âgé de 68 ans, décédé le 28 du courant. Ainsi l'atteste je soussigné curé de la paroisse de Saint-Julien, présents Jean Coilletfgâvçon broquier, Pierre Michon soussignez. Simon, curé, Coillet, Michon. » Registre de Saint- Julien de 1732 à 1745, fol. 55. Archives d'Arles.

dépari de M. de Morand pour Paris, où il allait chercher le succès, priva la société de son membre le plus actif. M. Pierre de Morand avait épousé une demoiselle de Chiavari et son mariage ne fut pas heureux. Il était ruiné, il avait déjà publié quelques vers à mettre en musique; il crut pouvoir aborder le théâtre et donna successivement plusieurs pièces sans grâce et sans chaleur, mais remplies de sens, d'idées et d'esprit. Sa première pièce, TégliSy fut représentée par les comédiens ordinaires du roi, le 19 septembre ijSS, et imprimée la même année. Elle fut suivie de plusieurs autres assez spirituelles.

Le chevalier de Romieu est le dernier survivant de l'Académie d'Arles, à l'exception toutefois de Mgr de Beaujeu, mort seulement en ijSô, mais alors bien vieilli et brisé par les luttes qu'il avait soutenues. M. de Romieu fut un homme de valeur, et pourtant le Dictionnaire de Provence ne lui consacre même pas un article, et n'en parle que dans l'article sur Arles. Avec lui finit irrévocablement l'Académie d'Arles (i). Il y eut bien encore quelques tentatives de rétablissement dans les 20 années qui suivirent (2), mais aucune ne réussit, et c'est à peine s'il en reste quelques traces, difficiles à retrouver.

(i) Et pourtant le duc Hippolyte de Saint-Aignan, gouverneur du Havre (17 19- 1776), fait exactement figurer parmi ses titres celui de protecteur de l'Académie d'Arles, d'après M. G. Lemale, Notice sur les ducs de Saint-Aignan. Le Havre 1880, in-8°, p. 88, en note.

(2) Pierre de Morand revenait de temps en temps à Arles. 11 y a, en particulier, au tome HI de ses Œuvres, p. 3 1 o, un Sonnet au roy, employé dans les fêtes qui se donnèrent à Arles en Provence, lors de la convalescence de Sa Majesté, en 1744. Sa comédie la Vangeance trompée (t. U, 126-184) fut « représentée pour la première fois à Arles en Provence le quinzième septembre 1743, par la troupe du sieur Molin, comédien ordinaire du roy. » V. encore l'Epithalame sur le

Dès avant 1748, il existait, dit l'abbé Bonnemant\ « une espèce d'Académie d'esprit et d'amusement d'où il est sorti quelques bons vers, mais, pour l'ordinaire, caustiques et parfois un peu trop gaillards (i). » Cette société se composait de cinq membres, jeunes gens désœuvrés, qui se réunissaient pour rire, s'amuser et parfois faire des vers, après de pantagruéliques repas. C'étaient MM. Lieuron, habitant de Saint-Chamas, mais qui venait fréquemment à Arles; l'abbé Aymard, acolythe ; Bla^in, avocat sans causes et grand épicurien; Bret et Gros, médecins.

Louis Bret était un homme de beaucoup d'esprit, bon littérateur, poète délicat, d'un commerce aimable, bien que d'un caractère mélancolique. Sa passion pour le jeu l'avait presque ruiné ; néanmoins, soit paresse, soit négligence , il n'exerçait pas la médecine qu'il entendait, dit-on, très bien. Il avait un cabinet de livres choisis et de bon goût, qu'il prêtait volontiers aux jeunes gens capables d'en tirer profit.

Joseph Gros est surtout connu par l'Épître si souvent citée, que lui adressa J.-B. Coye, le poète provençal de Mouriès, son ami. Il était né à Arles en 1729. « Après de bonnes études faites à Avignon et à Montpellier, il revint dans sa patrie, où, pendant quelques années, abandonnant l'exercice de sa profession, il s'occupa

mariage de J.-B. Marie Achille de Grille, petit-fils du secrétaire perpétuel, qui épousa, le 5 fév. 1744, Anne-Charlotte de Galian Gadagne, t. II, p. 324-320. Sa dernière tragédie, Mégare, fut représentée par les comédiens ordinaires du roy, le iq octobre 1748 (t. Il, p. 185-284). Suit un prologue joué le 3 novembre 1749. Pendant huit mois, en 1747, il fut, à Berlin, le correspondant littéraire du roi de Prusse, puis il rentra à Paris. (1) Bonnemant, cité dans le Musée j I, 63.

des amusements propres à son âge, et s'amusait parfois à rimer assez délicatement. Mais, enfin, la raison remportant sur la dissipation, il suit depuis quelque temps son père, qui est fort bon médecin et s'occupe sérieusement de la science de son état, dans lequel il se fait beaucoup d'honneur (i). »

Ces cinq jeunes gens formaient ce qu'on appelait l'Académie ou le Régiment de la calotte. Leurs réunions durèrent fort peu , et il ne nous reste guère de leurs productions qu'un brevet d'orateur du régiment de la calotte, en faveur du sieur Honoré Loysde Loinville (2), ci-devant garde du corps du roi, 1748. Cette pièce fut communiquée par Gros à Bonnemant, qui la consigna dans son volume des Singularités littéraires^ politiques, sacrées et profanes de la ville d'Arles. (Bibl. de la ville. Fonds Bonnemant.)

C'est une pasquinade assez spirituelle, où l'on plaisante M. de Loinville sur sa loquacité proverbiale. Il était, en effet, connu pour un grand bavard, et un plaisant disait de lui, qu'à sa mort on devrait mettre pour inscription sur sa tombe, ce simple mot : Siluit.

Les derniers vers de cette pasquinade nous révèlent l'existence d'une autre société soi-disant littéraire:

Nous lui donnons selons nos us D'amples et de sûrs revenus Pour la somme de mille écus, Les assignant par ces présentes Sur les prodigieuses rentes Du produit non interrompu

(i) Bonnemant, cité dans le Musée, I, 63.

(2) Est-ce le bibliophile ou son fils ? Nous ne savons

Des cartes de la loterie Brillante, nombreuse et suivie, Qui tient ses états assidus Auprès de la poissonnerie Chez le signor Cornélius (i).

Bonnemant donne, en note, quelques détails sur cette réunion. « Ce Cornélius, dit-il, est le sieur Meiffren^ dans la maison duquel il y a, depuis longues années, académie de jeu, et où se rendent quelques prétendus beaux esprits de notre ville, grands diseurs de rien, qui tous révèrent pour leur chef la dame de céans, que Molière aurait sûrement jouée, si elle eût vécu de son temps. » Il n'est presque pas besoin de le dire, rien de tout cela n'était sérieux et ces réunions méritent à peine le nom de sociétés littéraires. Nous sommes en pleine décadence , la vie intellectuelle se retire peu à peu, ou se dépense dans des efforts puérils.

Les esprits sérieux voulaient réagir, mais les efforts tentés pour rétablir l'Académie sur des bases solides, n'eurent aucun succès. En 1760, ce sont les rivalités entre les nobles et les bourgeois, qui rendent l'œuvre impossible. Nous ne pouvons mieux faire que de citer Pierre Véran sur ce point, qu'il est en dehors de notre sujet d'approfondir (2).

(î) Cette pièce, citée dans le Musée, I, 81, est signée: Lieuron, Bret, Aymard, BlaiiU) Gros, tous chefs du corps calotin.

(2) « Dans la suite, on tâcha de rétablir cette société savante | quelques citoyens voulurent entreprendre, environ l'an 1760, d'en former une nouvelle; le peu de gens de lettres qui se trouva dans Arles et l'orgueil de la noblesse, à qui il en aurait coûté de s'associer avec des bourgeois, firent encore échouer ce projet. A cette époque un Monsieur P.. . J. .., noble de fraîche date, fit la bêtise de dire

Il n'est pas permis de considérer comme une re'union littéraire les Associés du boulevard de Digne. Ils faisaient partie d'une sorte de cercle, autorisé par délibération du conseil de ville du 27 décembre 1 768. L'abbé Bonnemant a conservé quelques documents sur ce cercle, qui ne manquent pas d'intérêt, mais il n'y a pas là même l'ombre d'une Académie (i). Encore moins la

qu'il ne fallait pas s'associer avec des gens qui ne changeaient qu'une fois de chemise par semaine. Ce propos demandait réparation^ mais il fut trop lâche pour accepter un cartel. Dès lors, on se contenta de le mépriser dans toutes les occasions; mais un esprit malin fit distribuer bientôt, dans les sociétés, les vers suivants :

« Où s'en prend ta langue infernale?

Sur les chemises des bourgeois 1 Ta naissance est d'autant plus noire Qu'on t'a formé contre les lois.

Qui n'a vu tes deux grand'pères Et laboureur et ferblantier;' Servantes furent tes grand'mères.

Tu manquas d'être perruquier. »

Essai sur la Statistique de la ville d'Arles, par Pierre Vératiy Mss. aux archives d'Arles, II« partie, p. 263.

En 1761, il s'établit à Paris une société d'agriculture, dont une ordonnance de Louis XVI fit plus tard le centre commun et le lien de correspondance des différentes sociétés similaires du royaume. L'intelligerte initiative du marquis de Méjanes ne réussit pas à fonder une société d'agriculture à Arles, malgré les avantages qu'elle présentait dans un pays entièrement agricole. Deux ans après, M. de La Lauzière n'aboutit pas davantage. V. Statistique des B,-du-Rh., t. III, p. 567-568.

(i) Voir dans le vol. Collège Académie, vers la fin, divers extraits du livre contenant les délibérations de Messieurs les associés propriétaires du Boulevard de Digne. Ils firent élever un vauxhal, puis organisèrent, en 1786 et 1787, une souscription pour la construction d'une salle de théâtre.

chambre des 22 , logée dans la tour des Carmes, était une association littéraire (i).

Restait l'embrasure, dont Bonnemant nous trace une description peu flatteuse, en 1774: « L'embrasure (2) est l'assemblée de nos citoyens oisifs, nobles et bourgeois, qui se tient journellement deux ou trois heures avant le dîner et le souper, dans une des embrasures du vestibule de l'Hôtel de ville. Là il est question des affaires d'Etat , des anecdotes de la ville ; on y parle religion, morale, histoire, etc., on y juge tout en dernier ressort et comment ? » Ce ton dédaigneux du savant abbé ne nous dit rien de bon! L'embrasure était une simple réunion de bavards désœuvrés.

Quant à l'Académie des dames, qui se réunissait, vers 1757, chez Madame de Molin (3), et qui comptait parmi ses membres les principales dames de la noblesse, c'était une sorte de cour d'amour, où la mièvrerie et la mignardise régnaient en maîtresses. Aussi nous ne pouvons y attacher une importance sérieuse, lorsque nous parcourons VInventaire des ouvj^ages de VAcadétnie des dames d'Aigles, dressé par MM. de Crétin et d'Antonelle^ le i^'mars ijjD (4). C'est de la plus fade galanterie, la littérature n'a rien à voir ici, et si, dans Arles, on composait des chansons en l'honneur de cette

(i) Voir Musée 1 873-1874, p. 5. C'était un cercle que les consuls durent forcer par voie de justice, en 1777, à abandonner cette tour qui menaçait ruine. Il y avait bien d'autres cercles.

(2) Vol. Relations, pièce 38 : Relation de ce qui s'est passé à Arles à l'occasion de la maladie et de la mort du Roi Louis XV, 1774.

(3) L'hôtel de Molin était près de la Tour de l'Horloge. En 1770 la ville l'acheta et le démolit, pour élargir la rue des Gantiers, qui prit le nom de Planet de Molin. Musée, V, 2o5 en note.

(4) Wo'ir Musée, II, 281.

Académie, pour vanter l'esprit, la grâce, la beauté et les vertus des académiciennes, on y écrivait aussi des chansons satiriques où l'on tournait en ridicule les académiciennes et leurs amis(i); et c'était à bon droit.

Voilà où en étaient tombés les Arlésiens à l'approche de la Révolution : des cercles, où le jeu et les divertissements tenaient toute la place ; des réunions de basbleus que l'on persifflait non sans raison. La vie intellectuelle était suspendue. Arles était entrée dans cette voie de décadence où elle ne s'arrêtera plus. La Révolution vint, qui bouleversa tout, emporta avec l'archevêché, les couvents, les franchises et les libertés de la vieille cité. L'empire grisa de gloire la France, qui ne songea à autre chose; puis, avec le calme de la Restauration, se développa le romantisme.

De i83o à 1848, une sorte de renaissance intellectuelle se manifesta dans Arles ; les Estrangin , les Jacquemin^ les Mège^ les Clair, etc., essayèrent de renouer les traditions littéraires interrompues. Leurs œuvres restent et leur nom est honoré par une vie de travail; mais ils eurent trop peu de successeurs et nous devons le constater, à notre grand regret, la vie intellectuelle à disparu d'Arles, au moment où sa prospérité

(i) Musée f III, 6g et 86, deux chansons extraites des papiers de M. Guillaume de Nicolay :

« Pour être admis, Des muses pour être confrère.

Pour être admis , Il faut tenir propos fleuris, Persifller, savoir la grammaire Ou vouloir Phébus pour beau-père,

Pour être admis. » (Janvier 1757).

matérielle renaissait avec la construction du chemin de fer et les grands défrichements de la Camargue.

La commission archéologique, constituée par arrêté du préfet des Bouches-du- Rhône du 24 janvier i832, et composée d'hommes instruits et amis des splendeurs éteintes de leur cité, rendit d'importants services en conservant nombre de monuments anciens.

Enfin, en 1876, MM. H. Clair, E. Fassin^ Gautier- Descottes, Aug. Véran organisèrent la société archéo- > logique d'Arles, dont le Musée fut l'organe (i). Ils se proposaient de grouper tous les hommes qui s'occu-

(i) La Société archéologique tint sa première séance publique le 21 janvier 1877, dans la grande salle de l'Hôtel de ville. M. Clair ouvrit la séance par un discours où il exposa le but de la société :

« Nous n'avons pas, dit-il, l'ambition de nous porter héritiers de l'ancienne Académie d'Arles, comme on l'a dit par erreur. Le point de départ, ni les visées ne sont les mêmes. L'Académie d'Arles, composée d'hommes d'un talent incontesté, était cependant, au cours du temps, une société de bel esprit. Ne parlant guères qu'en vers, recherchant l'épigramme et le madrigal, ses productions, sauf quelques travaux vraiment utiles, avalent généralement le parfum des roses de boudoir et les allures d'une galanterie chevaleresque dont l'élégance ne rachetait pas toujours l'insuffisance du fond. Enfin, on n'y atteignait que par la noblesse du berceau, condition bizarre, mais souvent corrigée par les académiciens eux-mêmes. Voici en quoi nous différons. Notre société se recrute dans tous les rangs de la population. Nous ne sommes que des esprit modestes, enclins aux choses sérieuses de préférence aux fantaisies de la plus spirituelle imagination. En effet , Messieurs, nous conférerons avec vous de notre ville, — de son histoire, — considérée à des horizons jusqu'à présent négligés, — de son territoire, mine de richesses scientifiques autant que matérielles, — de vous-mêmes, car, parler des ayeux c'est parler aussi de leurs descendants, ce que le patriotisme antique appelait la glorification du

foyer national — celebrare domestica facta » Musée, Kl, 121.

Voir ci-dessus t. I et II nos réserves sur un passage de ce discours.

paient de littérature, d'histoire et de beaux-arts. Ils constatèrent que le nombre allait sans cesse en décroissant : les nécessités de la vie ont dispersé le petit groupe ; le Musée n'a continué sa publication jusqu'en i885, que grâce à l'indomptable énergie de M. Fassin, actuellement conseiller à la Cour d'Aix , et de son ami M. Gautier-Descottes, notaire à Arles.

La vie littéraire s'est aujourd'hui complètement retirée de la ville d'Arles (i). La prospérité matérielle de la ville est elle-même fort compromise, depuis quelques années surtout. Cette situation changera-telle un jour? espérons-le. Il n'y a pas de décadence irrémédiable et Dieu a fait les nations guérissables.

(i) Par contre, nombre d'écrivains et d'artistes, originaires d'Arles, obtiennent chaque jour de légitimes succès, récompense de leur talent et de leur travail.

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