‹ L'académie d'Arles au 17è siècle d'après les documents originaux (volume 2)Chapitre 8 sur 35 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

L'Académie d'Arles de 1687 à 1700. — Mort de Mgr François de Grignan, de M. de Grille et de divers académiciens. — Le chevalier de Romieu et Guillaume Marcel, — Quelques faits relatifs à l'Académie.

Au mois de janvier i683, M. de Grille disait à ses collègues que (■<■ les honnestes gens les plus esloignés » s'empressaient de faire honneur à l'Académie d'Arles, beaucoup plus que les arlésiens et que « les académiciens endormis du dedans (i). » L'observation avait sa raison d'être, mais que devait-il dire lorsque, vieillissant et malade, il assistait â l'engourdissement progressif qui envahissait l'Académie ?

Vertron en soutenait encore la réputation au dehors ; elle avait à la cour un protecteur haut placé, et pourtant la vie semble s'être retirée peu à peu du « petit corps », si actif sous le protectorat du duc de Saint- Aignan. Dangeau ne s'en occupait pas : les académiciens du premier jour vieillissaient et n'avaient plus l'enthousiasme des débuts. Plusieurs étaient absorbés par les fonctions publiques, auxquelles les appelaient la confiance de leurs concitoyens ou le cours normal

(j ) V. Registre de l'Académie, fol. 2 19, verso, cité, t. 11, p. 3o5,

des choses. D'un autre côté, la mort et réloignement faisaient des vides dans leurs rangs, et autour d'eux disparaissaient les amis qui avaient encouragé leurs débuts. Gilles Du Porterait alors fixé à Paris, où il demeurait rue de Richelieu, sur la paroisse de Saint-Roch; il surveillait la publication de son Histoire de l'Eglise d'Arles, qui parut au mois de mars 1690, en i vol. in- 12. Les travaux précédents de Du Port l'avaient signalé à l'attention, et le Mercure Galant, qui avait annoncé son ouvrage sur l'éloquence sacrée (mai 1682, p. iiS- 116) publia un compte-rendu élogieux de ce nouveau volume (i), qui reçut, en effet, bon accueil et le méritait, malgré certaines critiques. V. t. Il, p. 207-209.

(1) « M"" Du Port, prestre,de l'Académie royale d'Arles, a donné depuis peu au public l'histoire de cette ville. Elle est écrite d'un stile pur, concis et coulant, et divisée en trois livres. Le premier contient la description des antiquitez que l'on y voit, qui sont très considérables. On y parle de son amphithéâtre, plus ancien et plus magnifique que celui de Nismes, de son obélisqu-î qui est le seul qu'il y ait en France, de ses catacombes et de ses champs élises, qui avant la venue du Sauveur du monde, servoient de cimetière aux payens, des cérémonies qu'ils faisoient aux enterremens de leurs morts, des urnes, des lacriraatoires, des patéres et de quantités d'autres choses fort curieuses. On y voit encore que Constantin-le-Grand et son fils Constance, aussi bien que les empereurs Honorius et Majorien, ont étably leur cour à Arles, qu'elle a esté république et la capitale du royaume de Bourgogne. Dans le second livre, l'auteur traite de l'établissement de la foy à Arles par saint Trophime, qu'on prétend avoir esté disciple de saint Paul, et rapporte les sentimens des auteurs sur la mission des premiers prédicateurs apostoliques en Provence. 11 parle de tous les successeurs que ce saint a eus dans le gouvernement de cette église, jusqu'à messire

Le 9 mars 1689 « sur les 4 ou 5 heures du soir, /> mourut François- Adhémar de Monteil de Grignan, archevêque d'Arles depuis 1643, et l'un des personnages les plus en vue de la Provence. Sa mort fut un deuil public. On lui fit des obsèques solennelles et il fut enterré dans la chapelle de Saint-Genest, à Saint-Trophime, le dimanche i3 mars 1689. Le caveau et l'inscription funéraire y existent encore. Le 22 du même mois , son neveu le coadjuteur Mgr J.-B. de Grignan, fit célébrer un service à Saint- Trophime et le P. Théophile , prieur des Carmes déchaussés, prononça l'oraison funèbre. Le chapitre (23 mars), les consuls (24 mars), les pères de l'Oratoire (29 mars), toutes les paroisses, toutes les commu-

François-A.deymard de Monteil de Grignan, mort l'année dernière et dit que quoyque le nom d'archevesque fust en usage parmy les Grecs, dès le premier siècle de la naissance de l'Eglise, il ne l'estoit pas parmy les latins avant le sixième siècle, ce qui est cause que le premier qu'on ait nommé archevêque d'Arles est saint Césaire, qui succéda à saint Eonius, en 5o2, et fut tiré du monastère de Lérins, pour remplir ce siège. Dans le troisième livre de cette histoire, il est parlé de la fondation de l'église d'Arles, de si primatie et du dirtérend qn'elle eut pour ce sujet avec celle de Vienne, de l'établissement du chapitre de saint Trophime, de celuy de nostre Dame-la-Majeure, et de la fondation des paroisses, des abayes et des couvens. Ce livre se trouve chez le sieur Cavelier, dans la grande salle du palais. Ceux qui le liront demeureront sans doute d'accord que c'est avec raison que l'auteur a dit dans sa préface qu'il y a de quoi contenter les curieux aussi bien que les sçavans. » Juin 1690, 184-188.

nautés religieuses et les confréries de pénitents de la ville suivirent cet exemple (i).

Les académiciens ne restèrent pas en arrière, et ils chargèrent M. de Romieu de prononcer l'éloge funèbre de Mgr de Grignan, dans une de leurs séances, ce qui fut fait le 20 mai 1689. ^^ discours n'a jamais été publié : il renferme, en termes excellents et mesurés, un aperçu rapide de ce que Mgr de Grignan avait accompli pour son diocèse et la Provence, durant son épiscopat. Il se termine par un hommage très légitime rendu à Mgr J.-B. de Grignan, qui saura continuer les traditions de son oncle, et qui avait déjà donné tant de preuves de son talent et de son dévouement au bien public (2).

L'orateur à qui la confiance de l'Académie avait confié la mission honorable de témoigner la reconnaissance de tout le corps, pour un prélat aussi dis-

(i) V. pour plus de détails \e Journal de l'Oratoire d'Arles; le Vwvt Sacristie B, aux Archives d'Arles, p; Syô-SSi, Notes du sacristain Jacques de Boche, et Du Port, Histoire de l'Eglise d'Arles, p. 276 et sqq. Tous les deux étaient de l'Académie, et tous les deux avaient pu apprécier Mgr P>. de Grignan.

(2) « Nous l'avons déjà veu toujours attaché au bien public de ce diocèse, soulager son prédécesseur d'une partie de son fardeau, et si nous avons des vœux à faire pour luy, ce ne doit point être pour lui attirer du ciel les mesmes vertus, mais plustot le même, ou s'il se peut, un plus grand nombre d'années.» François de Grignan avait 86 ans; J.-B. de Grignan mourut à Montpellier, le I r novembre 1697, âgé d'environ Sg ans. V. Sacristie, livre B, p. 398. Notes du sacristain Jacques de Boche.

— 18U — tingué, et dont l'appui n'avait jamais manqué aux académiciens, était un tout jeune homme. Il s'acquitta de cette mission tout-à-fait à son avantage et à la satisfaction de ses collègues. Au rapport de divers historiens (i), Charles-Joseph de Romieu aurait été le dernier membre admis à l'Académie, avant la fin du XV II""® siècle : mais nous avons la preuve que Guillaume Marcel fut admis après lui.

Ces deux académiciens, dont les noms se trouvent ici rapprochés, méritent que nous donnions sur eux quelques détails.

Charles-Joseph de Romieu, né à Arles, vers 1666, était le fils aîné de Paul-Antoine de Romieu, lieutenant général au siège d'Arles , et de Renée de Guillen, fille de Henri de Monjustin de Sala. Il était donc le neveu de l'académicien, Gaspard de Romieu, chevalier de Malte (2), qui devait mourir âgé de 45 ans, le 5 juillet 1689. Charles-Joseph se destina d'abord à la carrière ecclésiastique, et le Mercure de janvier i685, p. 323, cite parmi les personnes qui « ont expliqué l'une et l'autre énigme du mois précédent » l'abbé dit de Romieu, qui est, selon toute probabilité,

(i) Dictionnaire de Provence, Statistique des Bouches-du- Rhône.P.Véran, Hist. d'Arles, IH, 2 16, 2 17, aux Archives d'Arles, et autres; P. Fabre, PdLné^yùque, Remarques historiques y \>. 122.

(2) V. t. I, p. 25-26. Selon le Ms 909 de la Bibliothèque d'Aix, il aurait été reçu à Malte, le 20 mars 1660. Il y eut, de 1549 à 1693, 9 chevaliers de Malte de la famille des Romieu.

celui dont nous parlons. Son intelligence primesautière se porta vers la littérature et les choses de l'esprit. Il y avait, du reste, dans la famille des Romieu, une tradition que Charles-Joseph devait continuer noblement. Au XIV™^ siècle, Raymond de Romieu fut un des plus fameux poètes provençaux; au XV!™** siècle, Lantelme de Romieu avait composé une Histoire des Antiquite:{ d'Arles (i) qui renferme des longueurs et des inexactitudes, mais qui témoigne de sérieuses recherches, sinon d'une critique irréprochable.

(i) Dubreuil, i,256 et Lelong, t. III, n° 38,i5g mentionnent l'ouvrage de Lantelme de Romieu. Lelong donne le titre inexactement et apprécie assez mal l'ouvrage. Le Ms original a été conservé, jusque vers la fin du XVIII'"* siècle, dans la famille ; le chevalier Charles-Joseph de Romieu l'a possédé et, en 1776, Tabbé Bonnemant en a pris une copie « chez M. de Romieu. » Il l'acheva le 8 juillet. V. cette copie à la Bibl. d'Arles, fonds Bonnemant, vol. 12,59 feuillets, in-4''. L'original était aussi in-4°. En voici le titre : « Histoire des Antiquitez d'Arles, avec un grand nombre d'inscriptions, tant anciennes que modernes, trouvées là même et en d'autres lieux, par Lanthelme de Romieu. » En dehors de la copie de Bonnemant, nous pouvons citer encore une copie conservée à la Bibl. de Carpentras, Ms 582, qui est plus complète que l'original, i vol. in-fol. de 144 p.; une autre à la Bibl. d'Aix, Ms 839, Arles, Pièces historiques, Recueil, C.G. in-fol. 96 p. Il y en a un extrait dans le Ms 56o de la Bibl. d'Aix, de Jean Gertous, avocat d'Arles : Miscellanea ad historiom civitatis Arelatis, in-4*'. V. encore le n° LXXI des Ms de Peiresc de la Bibl. de Carpentras. Les Antiquité^ de Romieu composées en 1574, sont un travail fort curieux, et Bonnemant a fort justement relevé les critiques peu fondées de Lelong. Les 54 chapitres dont le volume se compose, donnent de précieux renseignements sur Arles; aussi les Antiquité^ sont très souvent citées par les érudits arlésiens, depuis Séguin et Terrin, Jusqu'à Peilhe et Amat de Giaveson, et leurs successeurs.

Le lieutenant général de Romieu était lui-même un esprit cultivé : il avait été très lié avec François de Rebatu, son collègue à la sénéchaussée, et il conservait d'excellents rapports avec Terrin et le M" de Boche, sénéchal depuis 1684. Aussi, après la mort de Bertrand d'Ubaye, l'académie se fit un plaisir d'ouvrir ses rangs au jeune Romieu (1688), et l'avenir montra bien qu'elle fut heureusement inspirée. Un peu après, l'Académie s'adjoignit un homme dans la force de l'âge, étranger à Arles par son origine, mais fixé dans cette ville par ses fonctions , Guillaume Marcel, commissaire des classes de la marine.

Né à Toulouse, en 1647, d'une famille très ancienne, puisqu'elle donna des capitouls, dès 1225, Guillaume Marcel fit ses éludes de droit, dans sa ville natale, et après y avoir pris le bonnet de docteur, il vint à Paris, où il débuta, avant 1678, par le modeste poste de sous-bibliothécaire à l'abbaye de Saint-Victor. Marcel put se livrer à son goût pour l'étude. Il était très heureusement doué: il avait une mémoire prodigieuse et un esprit très méthodique.

Le 28 janvier 1679, il présenta à Louis XIV le canevas de ses ouvrages sur l'Histoire universelle. Un peu plus tard, le 16 juillet 1679, il obtint le privilège « de faire graver et imprimer, par tel graveur ou imprimeur qu'il voudra, en telle langue qu'il luy plaira, en grand et en petit, en autant de tablettes,

volumes, caractères et marges que bon luy semblera, la Chronologie, Géographie et Histoire universelle, pendant le temps de six années (i). »

La même année, il publia les Tablettes Chronologiques des papes , empereurs et roys, pour servir à ceux qui lisent l'histoire, escrites et gravées à Paris par Senault. L'année suivante, parurent les Tablettes de l'Histoire ecclésiastique, petit vol. in-8% publié à Paris, chez J.-B. Coignard, 1680 (2).

Cet ouvrage est très ingénieux : en lui donnant un peu plus d'étendue, il formerait un excellent livre élémentaire d'histoire ecclésiastique. Il ne se compose

(i) Cité à la dernière page des Tablettes, éd. de 1680. En tête, on voit la liste des ouvrages que préparait Marcel.

(2) Les Tablettes de l'Histoire ecclésiastique forment un vol. petit in-8° de 1 18 pages. Il y en a un exemplaire à la Bibl. Méjanes, D. 11 70, sans titre, date et sans nom d'éditeur. Entête, se trouve une jolie vignette/^ Le Pautre fecit J représentant la religion habillée en pape, la tiare sur la tête, une croix, des clefs, un calice à la main, le pied sur un dragon, foudroyant les hérétiques, en présence d'un concile. A la dernière page, est imprimé le privilège, donné à Saint-Germain-en-Laye , le 16 juillet 1679, registre sur le livre de la comuunauté le 22 juin 1680. « Il est permis au sieur Guillanme Marcel de faire graver et imprimer par tel graveur ou imprimeur qu'il voudra, en telle langue qu'il luy plaira, en grand et en petit, en autant de tablettes, volumes, caractères et marges que bon luy semblera, la chronologie, géographie et histoire universelle : pendant le temps de six années. Avec défenses à toutes personnes de quelque qualité et condition qu'elles soient, de faire imprimer, graver ou contrefaire lesdites tablettes, ny même de se servir de la méthode dudit Marcel, attendu qu'elle est de son invention. »

Puis : «Achevé d'imprimer pour la première fois, le 3o aoust 1680. » Il n'y a pas d'édition de 167^.

que d'environ loo p., dans lesquelles l'auteur a condensé une foule de renseignements. Il y en eut une seconde édition en 1682, dont le titre seul est modifié : « Tablettes chronologiques contenant avec ordre l'état de l'Eglise en Orient et en Occidenty les conciles généraux et particuliers : les aiitheurs ecclésiastiques ; les schismes, hérésies et opinions qui ont esté condamnées, pour servir de plan à ceux qui lisent l'histoire sacrée, présentées au roy, par G. Marcel, avocat au Parlement. A Paris. Chez Denys Thierry, rue Saint-Jacques, devant la rue du Plâtre, à la ville de Paris, MDCLXXXII, avec privilège de Sa Majesté (i). » C'était le commencement d'une série d'ouvrages que Marcel ne put mener à bonne fin.

En 1686, il acheva l'impression de son œuvre la plus considérable : Histoire de l'origine et des progrès de la. Monarchie francoise^ suivant l'ordre des tempSf où tous les faits historiques sont prouve:^ par des titres autentiques et par les auteurs contemporains, par Guillaume Marcel. A Paris, chez Denys Thierry, 1686, avec privilège du roy, 4 vol. pet. in-8^ Il y travaillait depuis plusieurs années, et l'impression en était commencée dès i683, comme le prouve le privilège, accordé pour dix ans, le 8 janvier i683,

(i) J'ai cette édition. Le titre seul est réimprimé. On signale encore des édit. de 1687, i6go, 1714» 1729, et une traduction espagnole, Mexico, 1721 . V. Journal des Sçavans, 17 fcvr. 1681,

au sieur x\^arcel, avocat aux conseils de Sa Majesté. Il lui est permis de faire imprimer « par tel imprimeur et libraire qu'il avisera bon estre V Histoire de la Monarchie Françoise, par manière d'extrait et dans un ordre chronologique, en telles formes, grandeurs et volumes qu'il jugera. » Ce privilège fut « registre sur le livre de la communauté des libraires de Paris, le i8 janvier i683 » et « cédé à Denys Thierry , imprimeur-libraire et ancien consul des marchands à Paris. » Le second volume « a esté achevé d'imprimer, pour la première fois, le 6 février 1684. )) Les autres ne portent aucune mention de ce genre, mais seulement la date de 1686.

On voit, par l'extrait de ce privilège, que Guillaume Marcel avait obtenu une charge d'avocat au conseil. En 1682, il était avocat au Parlement. A l'abbaye de Saint-Victor, il avait fait la connaissance de l'abbé de Girardin, dont un des frères était abbé de Beaubec, depuis 1682, un autre lieutenant civil au nouveau Châtelet, et un troisième intendant de la marine à Toulon, depuis 1680 (i).

En i685, M. de Girardin, dont la charge avait été supprimée, par la réunion des deux Chatelets, fut nommé ambassadeur de France à Constantinople.il s'embarqua le 25 nov. i685, et, le 11 janvier 1686, il

(i) V. dans le Mercure Galant de juin 1,682, p. io8-i 10, une note sur les Girardin,

prit possession de ses fonctions. Il emmena avec lui son frère , le chanoine de Saint-Victor. Guillaume Marcel vint aussi à Constantinople , peut être en qualité de secrétaire de l'ambassadeur. La situation du représentant de la France, auprès de la Porte, était assez délicate, et Seignelay qui avait succédé à son père, en i683, dans la direction du département des des affaires étrangères, poursuivait une entreprise qui lui avait beaucoup tenu à cœur : le développement des relations commerciales de la France , dans les Echelles du Levant, et en particulier en Egypte. C'était un des points spécialement recommandés à la sollicitude de l'ambassadeur. A diverses reprises , en i685 et 1687, un commissaire royal, M. Gravier d*Ortières, de Marseille, fut envoyé dans les Echelles, pour examiner la conduite des consuls, et rechercher les moyens d'améliorer le commerce.

Guillaume Marcel fut employé à cette entreprise, et, en 1687, il était en Egypte. Il fit même naufrage dans le Nil, le 3o septembre 1687, près de Nicaria, et y perdit une partie de ses manuscrits. Il est probable qu'il travaillait sous les ordres de M. Gravier d'Ortières, auquel on doit principalement l'heureux succès de cette négociation, et dont les rapports servirent de base à une nouvelle réglementation du commerce. M. de Girardin mourut à Péra, le 14 janvier 1689 • l'abbé de Girardin revint en France, et Marcel, qui

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