‹ L'Académie de France à RomeChapitre 30 sur 119 · Arch. nat., O · texte numérisé non relu

Arch. nat., O

Le dernier directeur dont il me reste à parler est Ménageot. Le comte d'Angiviller , toujours soucieux des intérêts de Fart, lui donna encore au moment de son départ, en 1787, des instructions précises, modifiant sur quelques points les anciennes : les élèves devaient respecter scrupuleusement les mœurs et les usages de Rome (recommandation suggérée par le souvenir du procès de Natoire) ; ils pouvaient, en hiver, ne se lever qu'à six heures et demie ; ils n'avaient plus à espérer de prolongation de séjour, à moins de circonstances tout à fait exceptionnelles; il ne leur était plus permis d'avoir des ateliers hors du palais l. Ces règles furent mises en pratique ; mais les événements allaient se charger de paralyser les efforts les mieux intentionnés. Dès 1790, la position devenait trèsdifficile : les pensionnaires, empressés de suivre la mode, s'étaient presque mis en état de révolte, et le malheureux Ménageot en était réduit à implorer sa destitution 2. Il crut un instant que l'ordre allait renaître et reprit un peu de confiance : mais la tranquillité ne se rétablit ni à fécole ni au

1. Règlement arrêté à Versailles le 11 novembre 1787; lettre du 24 septembre 1788.

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