‹ L'Académie de France à RomeChapitre 42 sur 119 · Sculpteur, arrivé le 8 janvier 16X · texte numérisé non relu

Sculpteur, arrivé le 8 janvier 16X

2. Lorenzo Ottone, artiste italien, qui reçut pour cette copie 850 écus romains.

3. Sculpteurs, arrivés le 29 janvier 1686. Le premier est sans doute Sigisbert Adam, père de trois autres sculpteurs, dont deux devinrent célèbres, et dont l'aîné fut plus tard pensionnaire de 1* Académie de Rome.

CORRESPONDANCE DES D1RFXTEURS.

faire payer qu'une partie de sa pension, réservant à payer le reste à la fin, selon la qualité de l'ouvrage et le temps qu'il aura mis à le faire1. Estant assez intéressé, c'est le seul secret de le faire appliquer sans qu'il ait lieu de se plaindre, sa bonne et sa mauvaise destinée estant entre ses mains. M. Bedaut est pour le moins aussy habille pour la peinture que le sr Théodon l'est pour la sculpture : quand on le payeroit sur le pied de M. Bedaut, supposé qu'il ne s'applique pas mieux qu'il a fait par le passé, il me semble que ce n'est que luy rendre justice...

Le sr Bertin travaille après le cinquième angle de la

1. Louvois a écrit en marge : « J*aprouve cela. » Théodon, depuis 1685, recevait une pension de 2,000 livres, et de plus un logement à l'xVcadémie pour travailler à un groupe de marbre. Il fut congédié en 1(390, et Lepautre fut chargé d'achever son ouvrage, comme on le verra. Ce groupe bien connu, qui fut placé aux Tuileries, et que plusieurs, entre autres Mariette et M. de Clarac, ont pris pour la Mort de Lucrèce, représente, d'après l'explication de l'artiste même, « Aria, femme de Pœtus, qui présente un poignard à son mari après s'en être percé le sein, semblant lui dire ces paroles si connues : Pœte, non dolet. Elle est accompagnée d'une jeune femme qui l'embrasse comme pour la soutenir, et d'un petit Amour assis sur un chien aux pieds de Peetus . » L'ouvrage fut terminé à Rome avant 1697, et non après le retour de Lepautre en France, comme on l'a dit, sans doute par suite d"une confusion avec le groupe du même auteur représentant Énée et Anchise. (V. l'État de l'Académie dressé par La Teulière en 1697, Arch. nat., Ol. 1935).

gallerie du petit Chigi. Les'Duvernet [ avance sa eoppie de la Dispute du Saint- Sacrement. Le s1' Bocquel2 a esté malade; la grande application qu'il a eu pendant les grandes chaleurs pourroit bien avoir contribué à son mal. Il reprendra la semaine prochaine sa eoppie de la Donation de Constantin, pour la finir le plus promtement qu'il pourra. Le sr Benoist3 va son train ordinaire. M. Bedaut ne se relasche point : Ton ne sauroit voir une personne plus attachée ny plus amoureuse de sa profession; il est impossible qu'il ne réussisse bien, si sa santé peut seconder et soutenir sa grande application. Caries Marat me dit il y a six jours beaucoup de bien de luy, et me confirma tout ce que je vous ay escrit, Monseigneur, sur le tableau de Cléopàtre, qu'il avoit veu deux fois. Quoiqu'il eût esté mortifié de ce que vous n'aviez pas pris son tableau, il ne s'est point rebuté en rien de son travail.

25 novembre 1690.

• Le s1* Legros4 continue toujours à bien faire, et j'espère, de l'humeur dont il est, qu'il ne changera pas, aussy peu que le sr Lepautre, son cousin, et qu'ils fairont

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