‹ L'Académie de France à RomeChapitre 63 sur 119 · Pierre de Pardaillan de Gondrin, fils du duc d'Antin · texte numérisé non relu

Pierre de Pardaillan de Gondrin, fils du duc d'Antin

et une inscription de marbre à la mémoire du feu cardinal de la Grange d'Arquien, père de la reine de Pologne. Il parut en ressentir bien du plaisir, prenant toujours beaucoup d'intérest à ce qui arrive à l'Académie.

9 août 1725.

Les trois élèves, sçavoir Natoire, Lobel et Joras, ont achevé leurs copies, Natoire la plus grande, qui est d'après Piètre da Cortone, représentant le Rapt des Sabines; il est le plus capable des trois. De Lobel, qui a fait la copié du Bacchanale du Titien, a bien réussi, l'ayant bien peint et assez bien coloré. Joras est le plus faible des trois ; cependant il n'a pas mal réussi dans celle qu'il a copié d'après Paul Véronèse1.

Leduc de Parme ayant fait présent d'une urne antique, trouvée dans la vigne Farnèse in Campo Vacine, et cette urne ayant été endommagée, S. E. Mgr le cardinal de Polignac a jugé à propos de la restaurer, et l'a fait apporter à l'Académie pour que le s1' de Lestache la restaure ; à quoi il va travailler incessamment, estant très capable de le faire.

1 . Ces copies furent entreprises sur un ordre formel du duc d'Antin, malgré la résistance de Poerson, qui disait aux élèves, suivant le rapport de Wleughels : « On ne vient pas ici pour copier; laissez-moi gouverner, et je vous enseignerai bien le moyen de devenir habiles. » Wleughels prétend que le vieil artiste voulait « se faire auteur d'une nouvelle secte en peinture » (26 septembre 1724).

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