Sculpteur. entrJ; le 6 décembre
3. Parmi les envois de cette année, ceux de Pajou et de Deshayes [qui avait obtenu de rester à Rome) furent les plus remarqués et les plus loués par 1" Académie de peinture, dont le directeur général des Bâtiments transmettait toujours l'appréciation comme émanant de lui-même.
:268 l'académie de frange a rome.
Le dernier arrivé, nommé Guiard1, sculpteur, seroit fort embarassé, à ce qu'il me dit, s'il faloit qu'il vous envoyât des dessains : il n'en a jamais fait, et on luy a toujours conseillé de modeller. C'est ordinairement le maniement de la terre qui leur est plus nécessaire que le crayon.
J'ay jeté, il y a quelque tems, sur une petite toille une pensée qui me parut devenir heureuse pour la composition : c'est Vénus qui amène le jeune Amour à Mercure pour avoir soin de son éducation. J'ay suspendu pour quelques momens et par délassement Clêopdtre pour terminer ce petit morceau, qui est presque finy, pour avoir l'honneur de vous l'envoyer comme un des plus passables que j'aye encore fait dans ce genre. S'il avoit le bonheur de vous plaire et que vous le jugeassiez digne d'être exposé au Salon prochain, s'il y en a un, mes veues seroient remplies.
5 novembre 1755.
Votre lettre du 11 octobre m'apprend la grâce que vous faites au s1' Pajou de rester encore, jusqu'au beau temps qui vient, à l'Académie. Comme il se croyoit à la fin de sa pension, il est party, environ il y a quinze jours, pour Naples avec le s1' Baros2 ; je luy marquerai
1. Laurent Guyard, né en 1723, mort en 1788, élève de Bouchardon.