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CRÉATION DE L’INSTITUT

Yaiuloycr père, arohilccte du palais, fui charge d approprier les bâlinients à la nouvelle destination qu’ils venaient de rece-

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Plan intérieur de la salle des séances publiijucs de l’Institut, dressé par Vaudoyer.

voir et présenta des plans adoptés bientôt par un arrêté du ministre de l’intérieur, en date du 15 thermidor an XI H (3 août 1805).

Dans cette appropriation qui ne devait êti’e que provisoire et

L’ACADfiMlE DEÇ SCIENCES

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que les circonstances rendirent presque immédiatement définitive, l’Institut était appelé à tenir ses réunions solennelles et publiques au sein de l’ancienne église du collège Mazarin entièrement transformée et dont le maître-autel occupait la place réservée aujourd’hui au bureau des Académies, On transporta là les quatre statues de Descartes et de Bossuet par Pajou, de Fénelon par Lecomte, et de Sully par Mouchy, placées autrefois au Louvre dans la salle des Cariatides ; la coupole, diminuée dans sa hauteur, fut décorée par Lesueur de figures de muses et d’aigles aux ailes éployées, peintes en grisaille ; dans le vestibule, à l’extrémité duquel était autrefois le tombeau de Mazarin. on installa les belles statues assises de

Montaigne

par Stouf.

Molé

Montesquieu

— Clodion.

Bollin

— Lecomte.

Montausier

— Mouchy.

Poussin

— Jullien.

Pascal

— Pajou.

Corneille

— Calfieri.

Molière

— Caffieri.

La Fontaine

— Jullien.

Racine ^

— Boizot.

et la nouvelle installation fut inaugurée le 4 octobre 1806 par la classe des beaux-arts (1).

C’est tout à la fois à Vaudoyer, à Régnault de Saint-Jean d’Angely, alors président de la commission administrative de l’Institut, et à Le Breton, secrétaire perpétuel de la classe des beaux-arts, que sont dues la disposition et 1 ornementation de la salle.

Une partie du collège des Quatre-Nations étant reservée a l’École des beaux-arts, le plus difficile semblait être de trouver un lieu convenable pour les réunions ordinaires des classes de l’Institut ; la moitié environ de la galerie Naudé de la bibliothèque Mazarine fut affectée à ce service et divisée par une

(1) La douzième statue, celle de d’Alembert, par Lecomte, na été mise en place que quelques années plus tard, ainsi (ju’on le verra dans la suite de cet ouvrage.

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