MO SAIS
laire et du tronc brachio-céphalique gauche. On jouit d’un Jour considérable, d’une grande netteté opératoire. On sent la balle sous le doigt au-dessus du tronc veineux brachiocéphalique gauche, Elle est immobilisée et comme coincée. On voit très nettement le dôme pulmonaire intact.
Incision, sur la pointe de la balle sentie avec l'index, du tronc brachio-céphalique. À peine l’incision faite, grande abondance de sang. On fait faire de la compression à droite et à gauche par les aides et on procède à l’extraction du projectile. Il se produit alors une abondante hémorragie, par l’orifice d’extraction, ainsi que par l’orifice de pénétration dans le tronc. La balle formait bouchon et empêéchait toute hémorragie. On essaie en vain la ligature du tronc. On place alors six pinces à demeure et on laisse la clavicule rabattue en cas d’hémorragie ultérieure. Tout se passe sans complications. Les pinces sont enlevées le troisième jour. La clavicule est remise en place et suturée au il métallique. Au quinzième jour, guérison.
En somme, la balle avait suivi un trajet très complexe et avait pénétré d’arrière «en avant et de haut en bas dans le canal veineux qu’elle bouchait. Elle était complètement immobile, comme coïncée dans la paroi veineuse.