‹ L'Accord paríait: Comédie en 3 actesChapitre 11 sur 34 · Scène première · texte numérisé non relu

Scène première

CEUNA, LES THOUVELIN CtusA, «lire. — Je Vais prévenir M"* Marin.

Thocveun. — AlorB quoi, le nouveau ménage a gardé la mêitie maison.

Irma. — Il paraît I ils n'ont même pas changé les meubles de place.

THOinrELiN. — Depuis quinze mois.

CÉUNA, mirant. — M""* Marin sera à vous dans quelques instante.

Ibha. — Vous êtes donc i-estée ici, Oéliua.

CÉLiKA. — Oui, madame, je suis •restée avec madame, j'ai euivi madame chez sa tante et, quand madame s'est remariée, j'ai pas demandé mieux que de rester avec elle, puisqu'on s'entendait bien toutes les deux.

Albtrte cmrt.

LES THOUVELIN, ALBEBTE

Al^sete. — Comment I Comment ! Vous arrivez à Paris sans noua prévenir et \oub nous faites l'affront de deseendi'e à l'hôtel f C'est tout à fait méchant, ça, vous savez!... Vraiment, ce n'est pas une raison parce que je m'appelle M'°'' Maiin pour que mes cousins ne soient plus mes cousius...

Imu, pudique. — Oh! nous avoDB eu peur d'être iodiserets, de vous déranger. Vous comprenez, un jeune ménage...

Alberte, cbereimut. — Uii jeuue ménage... Ah! oui, nousT... Oh! bien, ce n'est pas absolument re qu'on peut appeler un jeune ménage, bien que nous ne soyons mariés que depuis quatre mois...

Thotjvelik. — Je vois que vous avez conservé la même maison.

Albebte. — Oui. Ce petit hôtel m'appartient, il fait partie de ma dot, alors nous avons trouvé plus simple d'y demeurer... Achille s'est installé tout près...

Irua. — Mais alore, vous devez le rencontrer quelquefois t

Alberte. — Comment ! mais nous n'avons pas cessé de le voir.

Irua. — Ab ! bien.

Alberte. — J'ai toujonre pour lui la même affection, et je crois qu'il me la rend bien... de même qu'il a gardé son amitié pour Maurice.

Irua. — Je trouve ça très bien, moi.

Thouvelin. — Oui, c'est très bien que les liens d'affection survivent à ces événements conjugaux qui, en somme...

IBM A. — C'est très bien, c'est très bien...

TaouvEUV. — Est-ce que nous aurons le plaisir de voir H. Marin T

Alberte. — Eh bien, il va rentrer tout ù l'heure...

Thocveun, — .\h! tout à l'heure... vous ne savez pan au justeî

Alberte. — Non, il a dit qu'il rentrerait bientôt.

Thodvbljn. — C'est que j'ai peur de ne pouvoir l'attendre.

Irua. — Oui, nous devons aller à une conférence à la salle Charras.

Alberte. — Sur un sujet intéressant?

Thouvelin. — Un sujet intéressant t Nous ne savons pas au juste...

Irua. — On nous a donné des billets.

Albebte. — Et M. Thouvelin est toujours passionné de... eonmient dit-on T... la science des insectes... un mot comme étymologie...

TBonvELiN. — L'entomologie.

Irua. — Oui, seulement ce n'est plus les insectes des meubles qui passionnent mon mari, ce sont les insectes des vêtements. Figurez-vous qu'il me défend de mettre de la naphtaline dans mes paquets d'été.

Thoovelik, — Ne l'écoutez pas, cousine.

Irua. — Mon petit, on va laisser M"* Marin.

Albebte. — Mais je n'ai rien à faire.

Thouvelin, — Siî Si!... Et puis nous avons notre conférence.

Albebte. — Ah! oui! votre couféreiiee...

Thouvelin. — Oh! ce n'est pas que nous y tenions énormément. Moi, ça m'ennuie toujours,., Et puis il y a des artistes annoncés, mais il y en a beaucoup qui font faux bond.

Irua. — Il faut bien profiter de nos billets.

Thou\'elin. — Vous avez une station de métro par iciî

Alberte, — Au bout de l'avenue.

Thouvelin. — Oh! nous avons pris pour venir un de ces auttis à taximètre... Je ne sais pas ce qu'il y avait dans te compteur, il avani:Bit tout le temps. Et nous en avons eu pour une somme...

Alberte. — Vous avez peut-être pris nn drapeau blanc au lieu d'un drapean rouge f

Thouvelin. — Ah! je ne savais pas ça,,. Ou s'y perd, qu'est-ce que vous voulez. Il faudra que je note ça... ou plutôt, je vais renoncer à prendre des automobiles il taximètres... Nous allons prendre le «métro, c'est plus sûr. Moi je suis toujours disposé & payer ce qu'on veut, mais je préfère que ce soit ■une somme fixe.

Alberte, — Je vous demanderais bien de rester ù dîner, mais je ne connais pas les projets de mon mari... En tout cas, il faut que nous arrangions cela pour un jour très prochain.

Thouvelin. — Non, non ! C'est nous qui sommes venus aveo des intentions précises à ce sujet. C'est nous qui vous invitons à dîner... vons viendrez dîner à notre hôtel, ou ailleurs, mais vous nous devez une soirée. Rappelez- vous notre partie tnanquée à notre dernier voyage, il y a.., quinze mois... ma foi oui, il y a bien quinze mois... Cette affaire qui vous a retenus au dernier moment... L'invitation est toujours valable et nous tenons à ce que vous l'acceptiez,..

Albebte. — Entendu...

Thouvelin. — Voyons, nous allons partir pour quelques joui-s du côté de Lillp ]iour voir nn oncl$ dâ

un onclç dfi i

L'ILLUSTRATION THEATRALE

ma femme. A notre retour, uous passei'uiiii par Paris... Ce sers anjonrâ'bôi ea huit. Croyez-vous que M. Marin sers lîbn sigonrd'hni en huit pour dîner lewoirt

ÂLBEBTE. — Je vais lui demauder ça... Eu lout cas, je vous remercie pour nous deux.

Ibua. — Alors, si vous le permettez, aujourd'hui en huit, à trois heui'es, nous viendrons prendre la réponse...

Alberte. — Je pourrais vous écrire.

Thouvelin. — Non, non, nous wendrons en nous, promenant, par le métro...

Albertk. ■ — Bien, bien!

Ihua. — lit nous voua remercions de votre aimable accueil.

Alberte. — Ohl mais, voyons...

THom'ELiN. — \'ous ferez bien nos amitiés i

Alberte. — C'est lui qui va être navré, mais vous savez, navré de vous avoir manques... (Us Tbouvfiîn

Boricnl. Dèa qu'ili sont lortif. elle va à la pot» de ^ToUe

qii'ciiï tatr'omn:') Maurice... tu peus venir: ils sont puiisi

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