Scène IV
Les UÊME3, ACHILLE
Achille. — C'est moi.
Maurice. — Je vois.
Albehtb, — f^omment se fait-il que je ne vous aie pas entendu sonncrf
Achille. — J'ai i-etroiivé une clef d'entrée d'ici dans une poche de mon vieux veston... Alors, je pourrai la garder, n'est-ce pasT Comme ça, les domestiques n'auraient pas besoin de se déranger pour venir m'ouvrir. Vous n'y voyez pas d'inconvénient 1
Maurice. — Aucun, aucun.
Achille. — Dites donc, j'ai gardé ma soirée. J'ai rencontré un vieii.\ camarade qui 'voulait m'enlever. Mais j'ai refusé pour rester libre... Qu'est-ce qu'on faitî
Alberte. — C'est ennuyeux que vous ayez refusé à votre camarade. Vous auriez pu accepter, nous sommes justement invités à l'Opéra.
Achille. — A l'Opéra, dans une logeï
Maurice. — Oui, dans une loge, mais les Raymond ont spécifié qu'ils ne pouvaient disposer (jue de deux places... deux toutes petites places, ont -ils
Achille. — Et vous tenez beaucoup à y allerT On est si bien ici.
Mauhice. — Nous ne pouvons pas refuser aux Raymond qui ont pensé à nous. On les froisserait.
Achille. — Tu as raison, ne froissez pas les Raymond... Eh bien, je vais allei- téléphoner par là |)our tâcher d'occuper ma soirée, (ii son.)