Scène VIII
Les mêmes, MAURICE
Maurice, «uram. — Mes enfants, j'ai ramené un taxi. Si vous voulez, on ira goûter à Bellevue. J'ai à voir un client par Ut.
Albebte. — C'est une idée.
Achille. — Alors je vais téléphoner chez moi.,. J'ai quelque chose à dire.
Alberte. — Achille, voiilez-vons dire à la femme de chambre — elle coud dans la lingerie — voulezvous lui dire qu'elle m'apporte mes vêtements d'auto et mon chapeau? Je me recoifferai là-bas en arri-
Sort Achille.
Maurice. — Eh bien, tu lui as parlé t Alberte. — Oui...
Maurice. — Alors, tu as osfft
Alberte. — Oui... oui,..
Mausice. — Je pense bien que tu ne lui as pas dit ça brutalementt
Albebte. — Oh! non!
Maurice. — Est-ce qu'il comprendra qu'il vaut mieux ne pas venir si souvent?
Alberte. — Oui, il comprendra.
Maurice. — Et il ne t'a pas fait de reprodiesT
Alberte. — Non, il a très bien pris la chose.
Maurice. — Alors, tu crois qu'il viendra moins?
Albebte. — J'y airiverai... J'y arriverai
Achille, rentrant. — Il y a quelqu'un pour toi dans le téléphone... quelqu'un qui ne fait que dire: « AUo! Allô! » je n'ai pas pu téléphoner chez moi.
Maurice. — J'y vais, (ii son.)
Achille, à AïK-rit. — Je t'airiie !
Alberte. — Ecoute, finis! Tu vois comme il est confiant, nous avons toujours agi si loyalement tous les trois... Ce serait une trahison beaucoup plus odieuse que les trahisons ordinaires... je t'assure que ec serait très mal...
Achille. — Je t'aime !
Maurice, rentrant et liavetsant rapidement le salon. —
Eh bien, venez-vonst
II passe dui9 le fond.
Alberte, à Achille. — Ce serait très mal.
Achille, vite t* bu. — Je t'aime! Je t'aime! Je
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