Scène première
CELINA, LES THOUVELIh
La bonne inlTa.luît M. et M*"' Thouvelln.
CÉLiSA. — Slonsieur et madame vont pouvoir attendre ici monsieur et madame.
Thouvblin. — Ils ne vont pas tarder à rentrer?
CÉLiNA. — Non, il est tantôt trois heures et demie.
Thouvbun. — Et ils nous ont dit de venir un peu après trois heures.
CÉLINA. — Je ne sais jmis comment il se fait 4)u')ls ne sont pas encore ici... Ils ont été déjeuner au bois de Boulogne en automobile. Ils sont avec M. Achille.
Tbouvelin. — Et c'est M. Achille qui conduit?
CÉLINA. — Xon, non, monsieur, c'est monsieur. Monsieur a maintenant une auto magnifique, il n'a pas un clou comme on en voit... ça marche le tonnerre... Si vous voyiez le coffre où c'est qu'est le moteur, le capot, qu'ils disent, eh bien, il est long comme une malle, et ca fait si peu da bruit qa'on dirait que ga vole.
Irua. — Je crois qu'on a sonné.
CÉLINA. — Oui, on a sonné... C'est & la porte d'entrée.
Irha. — Il y a quelqu'un pour ouvrir?
CÉLiKA. — Il y « moi... Vous savez qu'aveo cette auto on va à la mer en pas quatre heures.» Tiens, on a resonné eneore.
Thouveli». — Il faudrait peut-être ouvrir.
CÉLINA, — Quand le temps est à la boue, je les laisse un peu plus longtemps & la porte, parce qu'en |)oireautant ils ne savent pas quoi faire et s'ennuient les pieds sur le paillasson.
Elle MCI.
Thouvelin. — Dis donc, quand nous sonmies venns il y a huit jonrs, ils n'avaient pas l'air si bien que {a avec Achille.
CÉLINA, rentrant. — Voulez-vous entrer par ici, monsieur Clément...