ACTE PREMIER
/>i xrène Tepréxente vu /"lion Iris éh'-<jiint. 'lu Cluimp <lfi Mars. Ait /'•>■'!, h A/f/on communique par une baie iiivr util' autre pUrf. ('elle pièce eM érliiirée -piir une Inrye jHwIf-fi'nélre, à ijiiurhe, conduisant à un jardin. Les areiratUx sont ceniiis venir ihi dfhorx m Irtirerstint celle jiièce ilu /mid et en riitrnnt qiar vne forle. à droite, que Von n'icjieri'oil piis de lu n'ilh:
rais capnble de la conipi'endre, oiiLies qui n'ont pas les moyens ore du monde dans lu maiïKtn î
<'KLiNA. — Du inondeî
Clkmknt. — Oui, j'entends marelier, ]n-hauf.
CitLiNA. — h;ii bien, c'est les cousins de madnnie 'iui s'habillent )ioui- sortir.
('r.KMEST. — Ali! oui! I^es TliouvelînT Ah! Ah! in licaii,'.) Ils ne sont jias eneoie partis, ceux-là. Voilà une bonne seninine qu'ils sont iei, je suis nm qu'ils ('■Inieril veiuis pour quarante-huit heures.
Cf:i,\s\. — Ils s'amusent pent-éire à l'aris.
Cr.KMKXT, — l'euseK-vous que des gens i-omme sa ]iuissent s'amuser à Pai-isî Ils sout ti-op serri'-s, Irop sur leui-s jiièces... Ils ne mavelienl que dans les dis- IviiHions il l'u'il. AiissilTit que ça coi'ile jilus de eiiiqujmle eeulinics (l'entriV, ils reuâclenl. Ce sout de bons l'àlenx des iti''parlenieuts... Ici, ih sont io^<vs et nourris, je ne dis ]>as reniarquablemeiil, mais iilioudaniiiieiit. Kii pnrtnut, ils donneront eent sous à cliacine domesliijue et si'en retourneront tout frlo- Heii\, Siins se presser, dans leur jinlelin. Ils viennent ù l'aris ]>our fini-e des éeonomics, que je vous din, Apprêtez-voiis donc à i-ecevoîi' eent sous.
('i^:i.iN,\. — Vous êtes pli.
Ci.KJiKN'r. — Kl les airs qu'ils se donnent de g
■ Clémeul. monsieur <^t sorti en aulo avei' madame.
("LÉMtNT, — Avee madnnie... et M. ^lariiiî
l'ÉLixA. — Avec madame ei y\. -Maiin.
{'i.KMKST. — Xal urellemenl ! >'isl-ce que vous savez si le piilrou a sijrné les papiers que j'ai laissi'hi ]ix. sur la jielile lable?
CÉLINA. ■ — Oh! je ne crois i>flK. monsieur Cli'--
f'LÉMKNT, — Xoii, nal urellemenl !
<'ki.1Na. — II est renti-é en relard pour déjeuner, et puis, ajin-s, il a été question de sortir en auto. et M. Marin a dit: a Déiiéehoiw! népèeboLisI » Alors, monsieur s'est dépiVIié. Je erois qu'ils allaieni
'l.KMKKT. —
Vue ma
son de campagne! (juand
. ,V.JJ, ,„ie
uuison au
i-s, quand on
ne eonq.
end rien à k cnin|>ii;nie.
'râ-iVA. — \
DUS i.ime
la campnpie, vous, mou-
Digilized by
avancés, au-desâus des préjugés t leurs manières d'avant-garde, comme on dit! Ah! ils sont comme tous les proviueiaiix ; ils ne veulent pas être de leur
province. ' (Regardant le boaquet pose sur la table.) Qu'est-
ce que c'est que gat
CÉUNA. ■ — Des fleurs!
CiiÉMENT. — Je vois bien que ce sont des fleura, mais, «omment ça a-t'il pousséî
CÉLINA. ' — On les a apportées tout à l'heure. C'est 'monsieur qui les offre à madame pour leur anniversaire de mariage.
Cléuent. — Il lui donne des flents pour leur anniveisâire de mai-iageî Ahl Ah! (ii ricane.)
CÉLIKA. — Qu'est-ce qu'il a à ricanerT
Clémbst. — Eh "bien, je trouve le patron très gentil... vraiment très gentil... Quant à M. Marin, il n'a pas apporté de fleure. Ce n'est pas son anniversaire, à lui... Je sais à pen près quand c'est, son anniversaire: c'est l'été. Ça s'est passé il y a deux ans, quand le patron les a laissés seuls à Cabourg.
CÉLiNA. -7 Oh! 11 est toujours h. raconter des choses...
Clément. — Ce n'est pas vrai, peut>^tref
CÉLiKA. — Je ne sais pas si c'est vrai, mais ce n'est pas à dire, et, en tout cas, vous n'en êtes pas sûr. Personne ne peut affirmer çja.
CuÉMBNT. — Il cet évident qu'on ne les a pas pinces en flagrant délit. Ils ne vont pas s'amuser à quatre heures sur la promenade publique, comme la musique militaire. Vous comprenez qu'ils se surveillent, et ils ont bien raison ; seulement, dame... En^in !
c'est leur affaire. (Un bruit d'auto. Clénwtlt va à la fc-
nèire.) Ah ! les Voilà ! les voilà tous les trois ! "i^e patron est devant, il est cramponné au volant, et les deux autres sont derrière, vautrés... Tableau édifiant !... Moi, je m'en vais dans le bureau... Chaque fois qu'ils descendent d'auto, ils ont toujours des petites discussions... passionnantes... sur les routes qu'il fallait prendre, sur la distance en kilomètres... C'est intél'eseant! Je ne veux pas assister à cette peti(e scène de famille.
CÉLINA. — Faudra-t-il vous envoyer monsienrî Clément, — Non, non, je ne peux rien faire sans qu'il ait signé les pièces... alore, je ne suis pas pressé qu'il vienne les signet'. Je les remets là, comme d'habitude. J'ai mou temps, vous savez, je suis payé au mois.