‹ L'Accord paríait: Comédie en 3 actesChapitre 8 sur 34 · Scène V · texte numérisé non relu

Scène V

LKH THOI'VEUN. ALBERTE, ACUTLLE, iu,i* MAURICE

AliBEBTE. — Et voilà! On fait semblant d'enlever la poussière, on se met tout bonnement un petit peu de poudre sur le nez, et, tout de suite, ça va mieux... Qu'est-ce que vous complotez, tous les deuxl

Thodvelin. — Ah! Ah! Voilà!... Vous voulez le savoirt... Eh bien, nous complotons une petite partie pour fêter votre anniversaire... Si nous allions dîner tous ce soir au eabaretî (a irma.) J'ai dit au cabaret exprès, c'est tout de suite moins fastueux !,..

Alberte. — Mais... c'est-à-dire...

Ibua. — Et si M. Marin voulait bien être des nôtres..; J'espère qu'il sera libre î...

Alberte. — Je crois qu'il n'a pas d'en^gement pour ce soir, qu'il acceptera avec plaisir... vous lui êtes très sympathiques... (On sonnt.) D'ailleui-s, c'est lui très probablement, il a dit qu'il allait revenir...

(Emr^ de Maurice, baisemain, tioigiicqF de main.) Mon

cher ami, mes cousins nous font l'amitié de nous inviter tous les trois pour dîner, ce soir. Etes-vous libre î

Maurice. — Mais, bien sûr... Madame, monsieur, ja suis charmé, enchanté, et surtout très louché que vous ayez pensé il moi. que vous connaissez depuis si peu de temps.

Alberte. — Ohl mes cousins vous connaissent bien' mieux que vous ne pensez... Tout à l'heure encore nous parlions de vous...

Maurice. — Vous jiarliez de moiï

AlbEBTb. — Oui, oui, de vous ! Mes cousins nous enviaient de recevoir si souvent un ami intime. H paraît que ce n'est pas passible en p^o^'ince, et que tout célibataire admis dans un ména(re est nécessairement l'amant de la dame.

TeouvELiN. — Non, voyons, on ne va (ont de même pas jusque-là!,,.

Maurice. — Alors, les malheureuses dames de Villeneuve, qu'est-ce qu'elles ont dans la vîeî Elles ue peuvent pécher qu'avec des hommes marii^.

Achille. — Oh! Ecoutez! Ecoutez! Nous sommes tous à Paris, maintenant, nous ne sommes pas eu l>rovince, et vous êtes lil à rapoter, à poliner, comme si vous étiez des frens de Villeneuve.,, Oh ! queî sujet intéressant! Et quel dommage de s'aiTacher à celle conversation passionnante pour aller vaquer ii des affaires!... Il faut que je sorte... à tout à l'heure...

Thouvelin. — Eh bien, il faut que je parte aussi... Esl-ce que tu viens, IrmaT

Achille. — Après la visite à tante Emilie, qu'estce que vous faites?

Thouvelin. — Nous avons un i>etit [irojet : nous allons faira le lour de Paris en méli'o...

Maurice. — Mais vous n'allez pas voir p'nnd'clivse, excepté dans les parcours aériens.,.

Thouvelin. — Non, c'est simplement pour aller en métro.

Irma. — A tout à l'heure, Alberte, nous retiendrons nous habiller jiour dîner...

Alberte. — Eh bien, oui, c'est cela. On se donnera rendez-vous ici.

Achille. — Alberte, je vais chez Caudivier. Mais, auparavant, j'ai un coup de téléphone à. donner...

Il s'en va par la droiie.

Irua, ba> à Thouvelin, — Tu as VU Comme Achille était nerveux... Je suis sûr qu'il doit être jaloux... Mais je n'ai pna l'impression qu'il y ait quelque i-liose entre les deux aufres,..

Thouvelin. — Non... mais, dis donc, alors, nous avons peut-être eu tort d'inviter Maurice Marinî

Irma. — Une politesse est toujours utile.

Ils urtint pat le fond.

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