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ANATOMIE

Avant SR l'étude, d une part des phénomènes

LES NOTIONS MODERNES SUR LA STRUCTURE DU MUSCLE UTERIN ET LEURS CONSEQUENCES PHYSIOLOGIQUES

L’étude anatomique du muscle utérin montre le rôle presque exclusif de la contraction utérine dans la dilatation du col, et permet d'attribuer aux troubles de la contraction les troubles de la dilatation.

La description du muscle utérin telle qu'on la trouve encore dans les traités classiques ne permet guère d'expliquer la dila-

tation du col.

Nous donnerons un résumé de la structure de la musculeuse utérine telle que l’ont admise la plupart des auteurs actuels à la suite des travaux de ROEDERER (1751), CALZA (1808), HÉLIE

| (1864), PILLIOT (1886), SEBOTTA (1891), BAYER (1908), RETTE-

RER et LELIÈVRE (1909), KEIFFER (1925), DEMELIN (1927).

Le muscle utérin comprend trois couches de fibres :

— une couche profonde : généralement peu importante, émanant de la couche musculaire interne de la trompe. Ces fibres circulaires forment de véritables sphincters autour des orifices tubaires.

Elles élargissent leurs spirales en se rejoignant tangentiellement sur la ligne médiane, en avant et en arrière. Des fibres transversales comblent les vides laissés entre les spirales;

__-yne couche moyenne : constituant la masse essentielle

Ben yes

du corps de l'utérus; épaisse, d'aspect plexiforme, elle présente d’intimes rapports avec les parois des vaisseaux qui la traversent en formant des anses prises ainsi au moment de la contraction des fibres dans de véritables « ligatures vivantes »;

— une couche superficielle : formée en majeure partie par les expansions musculaires des ligaments ronds, des ligaments utéro-ovariens et utéro-sacrés. Ces derniers forment une sangle dont les faisceaux supérieurs se perdent dans la masse musculaire du corps et les anses inférieures descendent vers le col et le vagin.

Des faisceaux longitudinaux contribuent à former la calotte du fond utérin et constituent sur la ligne médiane le faisceau de Calza.

DÉMELIN a montré sur des coupes minutieusement étudiées qu’en réalité les trois couches ne se montraient pas aussi nettement individualisées.

Les fibres sont profondément intriquées et réunies entre elles

par des anastomoses. On rencontrerait donc à chaque niveau des

fibres obéissant à toutes les directions.

C'est le mérite de GOERTTLER d’avoir montré, en s’aidant de techniques miscropiques nouvelles, que les fibres musculaires … principales de l'utérus obéissaient à une disposition particulière.

Cet auteur démontre que les fibres constituent des spirales qui s’entrecroisent. Leur orientation varie progressivement de haut en bas, du corps vers le col. Presque verticales dans la région fundique, elles tendent de plus en plus vers l’ horizontale ee en s'approchant de l’orifice externe cervical.

D'autre part, alors que les classiques attribuaient au col une structure spéciale, à prédominance de fibres circulaires, GOERT-

TLER montre l'unité structurale du corps et du col : au niveau.

du col on trouve les dernières fibres spiralées du muscle uté- œ

rin, tendant de plus en plus à l’horizontale à mesure qu elles” s’approchent de l’orifice (pl. 1).

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PLANCHE I (inspirée de GOERTTLER). — Systématisation des fibres musculaires de l'utérus

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