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tractions corporéales sur les fibres basses, et entraînent la lenteur ou l'arrêt de la dilatation. Si l'état spasmodique se pro-
longe, l’on peut observer de l’&dème du col, tout d'abord œdème
de stase qui cédera au traitement de l’état spasmodique, puis æœædème inflammatoire qui sera justiciable des incisions du col.
Les spasmes de lorifice interne ou de ses parages entraînant la formation de cercies ou croissants de contraction font parfois obstacle à la descente de la présentation en formant des brides ou des butoirs. Ils constituent une cause de mobilité persistante de la tête fœtale. Enfin au moment de l'expulsion, les anneaux de contraction peuvent entrainer le bloquage des épaules par rétraction sur le cou du fœtus.
Il n’est pas jusqu'aux phénomènes de l’effacement du col qui ne puissent être rattachés à des anomalies de la contraction utérine. KREIS a signalé la fréquence des anomalies de l’effacement qui se trouve souvent très imparfaitement réalisé au début du travail, et il a montré par de nombreux exemples que ces anomalies ont une répercussion certaine sur l’accouchement. Ainsi dès la fin de la grossesse, des anomalies de la contraction utérine entraînent des troubles des phénomènes préparatoires à l’accouchement. Mais quoi qu’il en soit, c’est au cours du travail que l’on peut parler de phénomènes spasmodiques, qui frappent le muscle utérin dans le rythme et la force de ses contractions.
Etiologie des états spasmodiques de l'utérus.
Le mécanisme des spasmes orificiels serait expliqué par un défaut de verticalisation des spires cervicales. La cause déterminante de ces spasmes a été assimilée par SCHICKELÉ à des « troubles d’innervation autonome du corps et du col » selon le même ordre d'idées qui avait fait formuler l'hypothèse d'une innervation différente pour le col et pour le corps (SALGANNIK)
La cause déterminante étant encore du domaine de l’hypothèse, basée sur l’individualité qui se manifeste entre le col et le corps à propos des dyscinésies, un certain nombre de causes occasionnelles des états spasmodiques ont pu être reconnues
grâce aux observations cliniques. VIGNES a donné une intéressante classification de ces causes, basée sur les propriétés fondamentales du muscle utérin, la sensibilité et la motricité.
Les causes intéressant la sensibilité sont les irritations de l'utérus, et l’on conçoit qu’une irritation exagérée, bien différente de l'excitation nerveuse normale disciplinée qui entraîne {a contraction normale, amènera une sommation d’'excitations qui aboutira à la tétanisation du muscle.
Au niveau du corps l’on notera comme causes d’irritations l’'endométrite, la réplétion de la vessie et du rectum, les massages intempestifs et les palpers multiples.
- Au niveau du col seront causes d’irritations l’adhérence du pôle inférieur de l'œuf, la rigidité cicatricielle, les efforts d’expulsion avant la dilatation complète, les manœuvres comme les tentatives de dilatation artificielle et les touchers trop fréquents. |
D'autres causes intéressent la motricité, ainsi les obstacles qui s'opposent à l'expulsion; toutes les causes de dystocie dues à la disproportion entre la tête fœtale et le bassin maternel, à un état de sclérose cicatricielle du col, à une poche des eaux résistante, amèneront le muscle utérin à se cabrer dans une lutte infructueuse : les excitants biologiques comme l’hypophysine pourront entraîner le spasme.
L’excès de tension intra-utérine, par hydramnios ou gémellité, demeure une cause dé spasme intéressant l’élasticité, facteur de la motricité.
À ces causes occasionnelles s'ajoutent des causes prédisposantes qui sont la primiparité, par suite de la richesse des fibres musculaires en sarcoplasme, l'état infantile de l’utérus et enfin l’hyperexcitabilité du sympathique préexistante ou déterminée par la longue durée du travail.
Ajoutons que les contractions spasmodiques surviennent parfois sans cause décelable.
La fréquence des états spasmodiques est grande. C’est le
mérite de l'Ecole de Strasbourg de l’avoir dévoilé. A tous les ‘4
degrés, depuis les spasmes vite résolus (et parfois inaperçus) jusqu’à la contracture du muscle utérin, ces phénomènes sont