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L'on utilise la spasmalgine sous forme de suppositoires, et surtout sous forme de solution injectable en à ampoules de 1 cc. que l’on administre par les voies souscutanée, intra-musculaire ou même intra-veineuse dans certains cas.
N- Les notions que nous avons actuellement de l’inner- Be: vation utérine nous permettent d'expliquer l’action de É la spasmalgine.
Le produit agit électivement sur le spasme des parties
ET: basses de l’utérus par inhibition du parasympathique. Le : col se relâche et le corps retrouve ses contractions qui % étaient inhibées par l’état spasmodique du col. . La rupture artificielle de la poche des eaux se fait systé- 3 matiquement dans chaque accouchement à présentation longitudinale à partir d’une dilatation de 1 franc, à condition que la femme soit en travail (col effacé, douleurs rythmées).
Ainsi, lorsque le travail est vraiment commencé, KREIS injecte une ampoule de spasmalgine et rompt les membranes.
L’'injection est répétée à raison de trois ampoules de vingt en vingt minutes: après arrêt d’une heure, on peut donner à nouveau trois nouvelles doses.
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Parfois, en cas d'hypertonie marquée, des quantités plus fortes sont nécessaires. Sept injections et plus peuvent être pratiquées sans inconvénient.
Un autre élément intervient dans la méthode de l’Accouchement médical, mais KREIS le considère comme d’un emploi exceptionnel : c’est l'administration de petites doses d'extrait post-hypophysaire (1 à 2 U. L.) au cours de la période d'expulsion seulement, et s’il n'existe aucun signe de spasme utérin.
L'usage d’un ocytocique est donc considéré comme éventuel … et même comme exceptionnel par KREIS qui fait passer au second plan dans sa méthode: cet élément thérapeutique qui sera repris plus tard par d’autres auteurs avec moins de méfiance et appliqué pendant le travail même avant la période d'expulsion.
Ainsi, rupture des membranes et injection de spasmalgine au début du travail, injections renouvelées pendant la dilatation en présence de phénomènes spasmodiques, administration éventuelle de post-hypophyse à petites doses au cours de la période d’expulsion, constituent le principe de l’Accouchement Médical de KREIS, que son auteur a appliqué un grand nombre de fois avec des résultats qu’il a minutieusement étudiés.
La méthode élimine, écrit-il, toutes les complications autrefois imputables au retard de l'accouchement. Les applications de forceps sont réduites à 1 %, ainsi que les incisions du col.
Ces interventions se trouvent réduites à des indications motivées par des conditions anatomiques où des éventualités imprévisibles sans rapport avec des troubles de la contraction utérine.
On élimine ainsi les obstacles fonctionnels, les plus fréquents | dans l'accouchement. KREIS a publié ses premiers résultats dans la thèse de O. JULLIAN: (Strasbourg, 1935).
La méthode de l’Ecole de Strasbourg a été expérimentée et adoptée depuis par VORON et PIGEAUD, de Lyon, qui créèrent . le terme d’Accouchement dirigé pour désigner leur méthode qui 4 dérive directement de celle de KREïS et qui en diffère par quelques points de détails.
Reprenons successivement les différents éléments de l’Ac-
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couchement médical de KREIS pour envisager les modifications qu'y ont apporté les travaux de l’école lyonnaise.
L'administration des antispasmodiques est réservée par VORON aux contractions spasmodiques; cet auteur injecte la spasmalgine lorsque les contractions deviennent trop rapprochées ou trop fortes, avec douleurs lembaires. Il administre une ou deux ampoules à vingt minutes ou une demi-heure d’intervalle. Il n’est plus question de traitement systématique prophylactique, mais de ia mise en œuvre d'une thérapeutique curative devant les états spasmodiques déclarés que l’accoucheur doit dépister et reconnaître.
PIGEAUD tend de son côté à rejoindre KREIS en préconisant comme lui le traitement prophylactique au début du travail dans
presque tous les cas.
La rupture de la poche des eaux est pratiquée de même au début du travail; mais alors que KREIS la préconise à n'importe quelle dilatation pourvu que la femme soit en travail, VORON et PIGEAUD attendent une dilatation de 4 em. chez la primipare, afin d'éviter « les risques d’arrêt du travail avec collapsus cervical », signalés par KREIS lui-même. D’autre part les auteurs lyonnais s’abstiennent de cette manœuvre lorsque la tête est franchement mobile, afin d'éviter le risque de procidence du cordon.
L’injection d’ocytociques, elle, ne se voit plus réservée exclusivement à la période d'expulsion, mais elle est pratiquée à toutes les périodes du travail, pendant la dilatation si les contractions s’espacent, ce qui peut arriver après la rupture précoce des membranes (fait signalé par KREIS lui-même) et pendant l’expulsion lorsque les douleurs semblent s’affaiblir ou s’espacer.
À ce point de vue les auteurs lyonnais vont donc plus loin que KREIS..
Tout en n'étant pas systématique, l'emploi des ocytociques s'étend à toutes les périodes du travail. Cette extension a été motivée par la découverte de l’innocuité des faibles doses de Pextrait post-hypophysaire.
Jadis l'administration du produit mal dosé ou à doses éle-
vées entraînait des « tempêtes de contractions » et pouvait conduire à la tétanisation et à la rupture utérine. L’injection d'une ampoule entière à dix unités peut suffire à provoquer des désastres. L'apparition d'extraits de lobe postérieur dosés avec une extrême précision a permis l’administration de doses rigoureusement connues. VORON et PIGEAUD utilisent la rétropituine n° 2, dosée à 2 unités, depuis plusieurs années et cela sans incident.
Cette pratique évite dans de nombreux cas une application de forceps, lorsqu'au moment de l'expulsion les contractions s’affaiblissent ou s’espacent; de même l’emploi de doses minimes d'extrait hypophysaire se justifie pendant le travail pour parer à l’affaiblissement des contractions. En particulier l’injection de post-hypophyse effectuée à faible dose constitue un moyen très commode de rétablir la force et le rythme normaux des contractions lorsqu’après la rupture artificielle des membranes le travail semble se ralentir. <
L’administration de post-hypophyse à La dose de deux unités internationales ne provoque jamais d'accident et son emploi se trouve souvent indiqué au cours du travail.
L'association des faibles doses d’ocytociques à la mise en œuvre des autres procédés qui constituent l’Accouchement médical de KREIS, d'autre part le caractère non systématique de la méthode qui ne s'applique qu’à des cas pathologiques reconnus, en s'inspirant des circonstances, font différer l’Accouchement dirigé de la technique strasbourgeoise et en constituent toute l'originalité.
Les deux méthodes ont fait leurs preuves. Nous prendrons position un peu plus loin, en exposant la technique détaillée de l’Accouchement dirigé suivant les éventualités cliniques, et le traitement prophylactique des accouchements, tels que nous avons appris à les pratiquer dans le service de notre Maître le Docteur WALTHER.
Avant de poursuivre l'étude de l’Accouchement dirigé dans certains cas particuliers, il nous faut prendre en considération
les critiques qui lui ont été opposées durant ces dernières années. ‘
Les publications de KREIS ont suscité de vives discussions.
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