‹ L'Accouchement DirigéChapitre 44 sur 50 · LT · texte numérisé non relu

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Les critiques ont été et sont encore nombreuses. Nous en donnerons une idée d’après différents articles publiés par BALARD et MAHON, COUVELAIRE, VIGNES, PAUCOT, LE LORIER.

Nous passerons évidemment sur les arguments fantaisistes qui sont basés sur la confiance aveugle en la bonne « mère nature », pour nous intéresser uniquement aux critiques plus rationnelles. | |

Ce qui choque avant tout les détracteurs de la méthode, c'est le caractère systématique de l’Accouchement médical de KREIS. Le fait d’administrer des médicaments tendant à agir sur un accouchement qui pourrait se passer fort bien tout seul n’est pas sans surprendre les accoucheurs qui voient journellement des femmes même primipares accoucher rapidement, simplement, avec des douleurs supportables et des contractions parfaitement rythmées et régulières, cela sans la moindre manœuvre médicamenteuse ou autre. :

« Il n’y a aucun intérêt à accélérer ou à freiner ce qui est normalement rapide », écrivait encore PAUCOT tout dernièrement.

Les critiques portèrent non seulement sur le caractère systématique de la méthode telle que l’envisage KREIS, mais encore sur les différents détails de l’Accouchement dirigé, même non systématique et inspiré des diverses éventualités cliniques, comme l'entend de son côté l’école lyonnaise.

Les bases anatomiques et physiologiques donnent une large part à l'hypothèse.

Sur ce point tout le monde est d’accord.

L’affirmation que tous les accouchements sont pathologiques a été attribuée à tort aux promoteurs de l’Accouchement dirigé. Le nombre respectable d’accouchements qui se dirigent fort bien tout seuls est connu et observé par tous les accoucheurs.

Cette critique vise, avons-nous dit, le caractère systématique de l’Accouchement médical de KREIS.

La poche des eaux condamnée par KREIS a trouvé des défenseurs, qui continuent à lui attribuer un rôle protecteur contre

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l'infection et un rôle dans la dilatation qui se ferait en partie 5 en dedans en dehors. De plus elle constituerait un excitateur | ÿ 14 parfait des contractions utérines. D’autre part la rupture artifi- 4 “4 cielle des membranes exposerait à des accidents comme la pro- Le” cidence du cordon, l’apparition de phénomènes spasmodiques ou

æ l'arrêt du travail.

12 Les phénomènes spasmodiques ont été admis par tous, ainsi 4 que leurs conséquences et leur traitement. Les antispasmodi- 5 ques sont employés dans toutes les Maternités, pour modérer les $ Fe hyperkinésies, régulariser les contractions anarchiques, alors Fr même que l’on respecte la poche des eaux tant qu'on la juge LE « utile » et que l’on se garde bien d’ intervenir systématiquefe FT ment pour tous les accouchements.

Les critiques, on le voit, portent surtout sur le traitement s systématique de l'accouchement, et sur la rupture artificielle

Le précoce des membranes. L’” application d'un traitement aux

+ ES états spasmodiques lorsqu'ils sont reconnus est admise et pra-

£ ns tiquée par tous les accoucheurs. Enfin n'oublions pas l'adminis-

‘10 tration d’ocytocique, qui, même à petites doses de deux unités “à

Le internationales, continue à être considérée comme dangereuse Re

‘4 d et à être proscrite par de nombreux accoucheurs qui préfèrent

#4 encore recourir à des applications de forceps qu’à l'hormone

LE hypophysaire pour terminer une expulsion traïînante. | : Tenant compte:de toutes ces objections, tenant compte des

Gi: résultats cliniques obtenus par les créateurs et les défenseurs

ÿ de la méthode, tenant compte enfin de notre expérience person-

7 *e - nelle, nous nous permettrons de prendre position en établis-

È sant une mise au point.

(de En ce qui concerne les bases anatomo-physiologiques, nous

: avons conclu les chapitres que nous avons réservés à ces ques- D.

U tions en disant que malgré la large part qu’elles laissaient à

4 l'hypothèse, les données récemment acquises éclairaient dans FE.

- une certaine mesure Ja part primordiale qui revenait aux phé- #

# nomènes spasmodiques dans les anomalies fonctionnelles du

te - travail, et que ces phénomènes spasmodiques semblaient pouvoir s

s'expliquer par des troubles de l’innervation HR ONRTE du corps. &. et du col.

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