‹ L'Accouchement DirigéChapitre 49 sur 50 · STORES · texte numérisé non relu

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masse liquide, à chaque contraction, et cela d'autant plus volontiers lorsque le détroit supérieur étant légèrement rétréci, la tête gênée pour s'engager, laisse passer du liquide dans la calotte membraneuse.

Nous avons vu de même d'autre part que certains états spasmodiques, localisés, principalement à la région de l’orifice interne cervical, pouvaient faire obstacle à la progression de la tête, et cela d'autant plus volontiers que le détroit supérieur étant légèrement rétréci, la tête gênée pour s'engager oblige le muscle utérin à exercer un effort anormal, cause

occasionnelle des phénomènes spasmodiques.

A la dystocie anatomique s'ajoute la dystocie fonctionnelle (PAUCOT). Il se produit donc une série de cercles vicieux allant du facteur poche des eaux et du facteur spasme au facteur bassin légèrement rétréci. Si déjà en l’absence de rétrécissement du bassin la poche des eaux peut constituer parfois un obstacle à l'engagement, et si des spasmes sous-bandliens peuvent survenir et provoquer le même effet, il est bien démontré qu’un détroit « touché » favorisera ces deux causes de dystocie.

L'on concoit ainsi que l'épreuve du travail pouvait durer longtemps, et conduire à des opérations césariennes que l’état du bassin n'aurait pu justifier à lui seul.

Il était naturel que les auteurs de la méthode d’Accouchement dirigé aient eu l’idée de supprimer dans l'épreuve du travail les causes de dystocie auxquelles ils s’attaquaient au cours de l’accouchement avec bassin normal, causes de dystocies particulièrement nettes dans les cas envisagés.

Il est donc devenu indispensable de « diriger » l'épreuve du travail.

« L'épreuve ne commence à proprement parler que lorsque la tête a pris étroitement contact avec

RAA)

l'aire du détroit supérieur; il faut donc rompre les membranes précocement. ensuite tenir la contrac-

donne avec le maximum d'efficacité en parant à tout menace de contracture » (PAUCOT).

Grâce à cette méthode, il est donc écthele « possible d'apprécier, dans un délai plus précis et. plus court, avec moins de risques pour l'enfant, l'épreuve du travail peut être victorieuse ». es |

Voici un exemple qui illustrera ces données et indiquera la technique à suivre. +." 00

— Bassin relativement rétréci. La tête est mobile. a La poche des eaux intacte. La femme est nettement | en travail : il faut instituer l'épreuve du travail.

Rupture artificielle de la poche des eaux + 1 ce. spasmalgine.

Deux éventualités

a) la tête s'applique sur le détroit supérieur — les contractions sont bonnes — la tête s'engage l'accouchement aura lieu spontanément — on le « dirige » selon les règles habituelles; 4 la tête déposée sur le détroit supérieur ne pro=. gresse pas — même situation au bout de deux heures, malgré de bonnes contractions au besoin # « dirigées » — opération césarienne. à

Voici donc, grâce à l'Accouchement dirigé, ée l'épreuve du travail plus rapide, plus précise, plus sûre; voici bien des césariennes évitées. :

Plusieurs auteurs ont publié des statistiques qu’ils ont établies d’après un grand nombre d’accouchements dirigés. Toutes sont concordantes pour démontrer l’innocuité et l'efficacité de , méthode.

Si l’on a à observer quelques incidents et quelques échecs, ces cas FEU QE + dus PACE fou Jours à la mala-

: Nous donnerons quelques exemples.

--Les échecs :

Lt

à Me accidents. Ainsi la rupture des membranes en cas de pré- -sentation transversale amènera l’ écoulement d’un liquide amnio-

ee, D'autre part a échecs sont imputables à la malasse, au défaut d'observation des éventualités cliniques, aux

re artificielle trop tardive peut ne pas donner l'effet escompté, os à HR des interventions qi ‘une méthode pen

LV es

La non-répétition des injections de spasmalgine alors que la

| première n’a pas donné l'effet souhaité, le fait de laisser inaperçu un état spasmodique, font que la contracture persiste et. que l’accouchement traîne en longueur. ;

L'administration d’ocytociques en cas de « fausse inertie » créée par un état spasmodique ne fera qu ‘augmenter cet état.

3) Enfin certains échecs, survenant malgré l'application minutieuse de la méthode semblent dus à la sensibilité plus ou p moins grande du muscle utérin aux médications utilisées. À

Les résultats :

Les principaux résultats de l’Accouchement dirigé sont :

Bu — La diminution de la durée du travail, avec ses conséquen- ; ces favorables pour le fœtus et pour la mère (infection). 6

— La diminution du caractère pénible de l'accouchement, | À dont le souvenir s’estompe plus rapidement dans l'esprit des 4 malades. L

— La diminution des interventions, incisions du col, tr. ceps, césariennes. , Enfin les diverses statistiques démontrent que 3 "ES — la mortalité maternelle, — la morbidité dans les suites de couches, — les hémorragies de la délivrance, parmi les cas observés d'Accouchement dirigé ne peut en aucune . facon être imputable à la méthode. :

D'autre part l’absence de cas de procidence du cordon me tre que la rupture artificielle de la poche des eaux à petite dilatation n'offre aucun danger de voir survenir cet accident. de.

L'efficacité et l’innocuité de l’Accouchement dirigé not à paraît démontrée lorsque les règles de la méthode sont correc-

{ tement suivies.

n ; * #2 N2 tré En dt 4 ÉTAT E * ” Fe L 7 N e 4 A PA r. * ‘à ’ g ù Le # é OBSERVATIONS

Nous aurions pu terminer ce travail en établissant les statistiques de notre service pendant les deux ou trois dernières années, où la méthode d’Accouchement dirigé a été appliquée sur une grande échelle sous la direction de notre Maître le Docteur al Le: “WALTHER, accoucheur en chef.

Nous préférons donner quelques observations caractéristi- En | ques, choisies parmi les nombreux cas d'accouchements dirigés pane nous avons pu étudier.

1. — Voici tout d’abord une observation- -type de traitement en (accouchement dirigé systématique) RS une ( uitipare.

ie pare de 26 ans. Entre à 19 heures avec quelques douléurs. Tête en bas fixée, BDC LH, Col effacé, perméable à deux doigts. . Contractions rythmées. Rupture artificielle des membranes. 1 ce. spasmalgine + 2 U. I. post-hypophyse, ; A 20 heures dilatation complète, A 20 heures 10 expulsion.

pl — Durée du travail : 1 heure 10.

2. — L'observation suivante est celle d’une primipare chez aquelle on a institué un traitement dès le début du travail; on re Le l'on Si abstenu d'administrer de l'hypophyse

I pare de 21 ans. Entre à 15 heures 15 avec He douleurs. Tête engagée, BDC +}. Col effacé, dilaté à 50 c. 18 heures 30 : contractions toutes les ® minutes. 2 f. de dilatation. 21 heures 15 : 2-5 f. col souple. Rupture artificielle des membranes.

21 heures 45 : dilatation complète. 21 heures 50 : expulsion.

EN

LE RAT — Durée du travail : 6 heures 35.

3. — Voici un cas de dilatation stationnaire avec col et corps spasmodiques. La rupture artificielle des membranes associée aL traitement antispasmodique ont amené la reprise et l’achèvement rapide du travail. : 38 %

II pare de 37 ans. Entre à 15 heures 30 avec quelques con. tractions. Tête en bas fixée, BDC ++, Col effacé, 1 f. A" {à

: À 20 heures 30, douleurs lombaires, col même état et dur. Ru p-25 ture artificielle des membranes, 1 ce. spasmalgine, 0 heure 30, accou Ÿ chement normal. Ne

— Durée du travail dirigé : 4 heures. -

4. — Cas analogue au précédent, mais membranes rompues. : Le traitement antispasmodique seul amène la terminaison rapide du travail.

- ‘ s “— ; r L PERTE de 37 ans. Entre à 6 heures, Travail commencé, Tête ;

engagée. Col effacé perméable. 9 heures 30 : rupture spontanée la poche des eaux. 10 heures 30 : contractions spasmodiques, » épais, dilaté à 5 f. — 1 ce. spasmälgine. 12 heures 15 : dilata : complète. 13 heures : expulsion. + È — Durée du fravail à partir de l'injection antispasmodique @ 5 f. de dilatation) 2 heures 30. | Re ce

9. — Voici un cas de fausse inertie : corps hyposystolique avec col spasmé.

. \ l RE de 31 ans, Entre à 10 heures 15. Douleurs RE

de dilatation. Fe Pas de contractions, Te artificie de la poche des enux + 1 ce, spasmalgine, 15 heures 45 u ques contractions, Col souple à 2f. 16 heures :

faibles, col souple entre 2 et 5 f.

malgine, 17 heures 45 :

sion.

— Durée du travail dirigé : 3 heures 60.

6. — Ici la rupture artificielle des membranes a | suffi à £ 1 reprendre le travail qui s’est rapidement terminé, Ye

bp

: ITe pare de 28 ans. Entre à 16 heures, Dilatation 2 f. A 20 heu-

res : 5 f. À 21 heures même état. Rupture artificielle de la poche

des eaux, 21 heures 30 : dilatation complète, 22 heures 30 : expul- sion.

— Durée du travail dirigé : 2 heures 830.

7. — Voici une application de ur qui aurait dû être vitée si l’on avait essayé prudemment une injection de 20e d'hypophyse associée à la spasmalgine. D'autre part, une injecion de spasmalgine faite au moment de la rupture des memsas aurait vraisemblablement évité les phénomènes spasmo-

I pare de 35 ans. Bassin normal. Entre à 1 heure. Tête fixée. Col presque effacé, 50 €. 9 heures : rupture spontanée PE. Col effacé LE 14 heures : 2-5 f. 17 heures : œdème du col. 1 cc. spasmalgine. Le heures : grande paume. 18 heures 30 : dilatation complète. 19 heures 45 : pas de progression de la tête. 20 heures 30 : for-

ceps. *

I pare de 18 ans. Entre à 8 heures 45. Tête engagée. 50 centimes. Le lendemain à 15 heures : grande paume. A 16 heures 15 : dilatation complète, 16 heures 30 : pas de contractions. BDC +++.

-2: U: 1: de FO YPeD EEE Les contraction reprennent. 17 heu-

res 2 : expulsion.

SE Ho — Voici un échec, probablement évité si l’on avait correcment Le : travail. L’on aurait dû rompre . spenbranes

Le pare de 35 ans. Bassin normal. Butrer à 5 heures 30. Col en voie d’effacement. Membranes intactes. A 10 heures 30 : col perméable au doigt. 1 ce. spasmalgine. 20 heures : 2 f. 0 heure 30 5f. Rupture spontanée de la poche des eaux. 5 heures 30 : grande paume. Gros bourrelet sur la lèvre antérieure du col. 9 heures 30 :

id. Violentes contractions. 1 ec. spasmalgine. 10 heures 15 : le

spasmodique persistant qui finit par céder au traitement répét és

I pare de 26 ans. Entre à 21 heures 30. Tête engagée. Col es en voie d’effacement. Le lendemain à 10 heures : grande paume. 1 cc. spasmalgine + 2 U. I. de posthypophyse pour œdème ul. col. 16 heures : 1 cc. spasmalgine. 17 heures 30 : 2 U. I. de post.

hypophyse + 1 cc. spasmalgine, | Ce a

20 heures : œdème de la lèvre antérieure du col. 20 heures al

* col complètement effacé. La femme pousse. Les contractions se ralentissent. 2 U. I. de post-hypophyse, 21 heures : accoucher ent % À

à normal. -

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