SERRE
poursuivre et d’en pousser l'étude, et de publier, dans les Annales des Maladies Vénériennes de juillet 1923 un certain nombre d'observations que M. Bouche produisit dans sa thèse. M. Mahoux étendit ces recherches et en a fait une importante étude clinique.
L’Acétylarsan est livré par les Usines du Rhône, en ampoules de 3 ce. contenant 0,25 d’acétylarsan par ec. le sel contenant 20/100 d’arsenic métalloïdique, l’ampoule renferme 0,15. La série type d’injections comporte 10 à 16 injections, suivant que le traitement est hebdomadaire où bi-hebdomadaire, la dose par injection étant de 3 ce., soit 0,15 d’arsenic dans ce dernier cas, et de 4 à 5 ce., soit 0,25 à 0,30 d’arsenic dans le premier. La durée d'administration de la série est de deux mois environ, et la dose totale administrée, de 9 à 11 gr. d’acétylarsan, soit 2 gr. à 2 or. 50 d’arsenic. On observe, en moyenne, un repos de un mois entre deux séries.
Il va de soi qu’il faut modifier le traitement et la posologie des séries au cas où une intolérance se manifesterait au cours du traitement. Comme pour les arsénobenzènes, il faut surveiller l’état des reins du malade et n’appliquer le traitement dans toute sa rigueur que chez les adultes exempts de toute tare organique, chez les gens âgés ct débilités, il est bon de ne pas dépasser 0,75 d'acétylarsan tous les trois jours. Si, au contraire, le traitement est très bien supporté, et les fonctions hépatiques et rénales normales, la rapidité d'élimination de ce composé autorise à augmenter les doses. | :
Mais, ce qui fait l’intérêt particulier de ce composé organique et sa supériorité sur les arsénobenzènes, c’est la facilité de son administration. Il peut être employé en:
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comprimés par la voie digestive, en injections intra veineuse, Sous cutanée ou intra musculaire. El est peu employé par la voie digestive. L’injection intra veineuse, est inutile, sinon dans les cas où il faut aller vite. La voie sous cutanée est la voie de choix, la plus communément employée : l’antisepsie banale suffit, l’indolence est absolue. Quant à l'injection intra musculaire, dans la région fessière, elle ne présente aucune contre-indication, ni aucun avantage particulier.
Pour ce qui est de la tolérance de ce médicament, elle est bien supérieure à celle de tous les arsenicaux em- ‘ ployés jusqu’à présent en thérapeutique spécifique. Les suites ,de l'injection ne comportent, en ‘règle générale, aucun incident. Avec l’Acétylarsan, il n’est nul besoin de s’entourer de toutes les précautions, que les syphilitiques soumis aux arsénobenzènes sont condamnés à prendre, au détriment forcé de leurs occupations. Le malade ne souffre pas, mange comme à l'ordinaire, vit sa vie ordinaire : c’est là un traitement tout à fait compatible avec la vie courante, traitement idéal chez un sujet qui devra le prolonger. Les seuls incidents que l’on observe parfois, sont quelques troubles gastro intestinaux, diarrhée légère, vomissements : mais il ne dépassent pas une journée et ces phénomènes n'existent qu'après la première piqûre, en général, deuxième au maximum : ils traduisent un éffort d’élimination de la part de l’organisme. Nous citerons encore quelques erythèmes arsenicaux aussi rares que bénins. Mais, dans le cours de nos injections, nous n’avons jamais * observé aucune crise nitritoïde, ne pouvant appeler de ce nom quelques picotements de la face et des yeux,