‹ L'acetylcholine dans le traitement de l'acrodynie infantileChapitre 11 sur 15 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

MM. LEREBOULLET et Boun, inédite.

R... Gilbert, né en 1931; rien de particulier à noter dans les antécédents. A été opéré des végétalions et des amygdales en octobre 1936.

Début de la maladie dans le courant du mois de juin 1937, à > ans 1/2, sans date précise : début progressif par une fatigue générale de plus en plus marquée, l’enfant ne voulant plus sortir, ni même un peu plus tard rester debout; perte progressive de l'appélil avec cette particularité toutefois que lenfant voulait bien manger un peu la nuit.

Insomnie presque totale tant diurne que nocturne; caractère grognon Ccontrastant avec le caractère habituel de l’enfant; sensation de froid aux mains el aux pieds; état subfébrile entre SHSONCESI 70:

Ces troubles persistant et l'enfant ne quittant plus dès lors son lit, deux médecins de la localité furent appelés successivement à l’examiner.

Le premier pensa que les troubles présentés par l’enfant étaient en rapport avec la croissance.

Le second, quelques jours plus tard, crut pouvoir les expliquer par l’emploi récent d’un vermifuge.

L'enfant est vu en consultation le 17 juillet 1937 par le Professeur LEREBOULLET qui constate que les mains et les pieds de l’enfant sont gonflés et rouges, qu’il existe par ailleurs une tachycardie à 140, alors que la température äe lenfant ne dépasse pas 38°, et enfin que la tension artérielle maxima atteint

Le Professeur LEREBOULLET porta dès lors le diagnostic d’acrodynie et prescrit entre autres des injections d’acétylcholine : ces injections ne sont commencées que le 27 août, les symptômes ayant persisté jusque-là sans grandes modifications, c’està-dire que l'enfant est toujours resté alité en raison de sa grande fatigue et que sa température s’est maintenue en plateau aux alentours de 38° matin et soir, la tachycardie et l'hypertension ne se modifiant pas; les pieds et les mains se sont cependant

mis à se desquamer dabord finement, puis par assez grands lambeaux.

Le D' Box voit l'enfant à trois reprises pendant le mois d’août 1937 avec le médecin traitant : très rapidement après les premières injections d’acétylcholine, l'appétit commença à s’améliorer, l’enfant moins fatigué demanda à se lever un peu, les pieds reprirent un aspect tout à fait normal, par contre l’insomnie, l’hypertension artérielle et la tachycardie persistèrent tout le mois, Il faut noter à un moment donné une légère glycosurie qui fut seulement passagère et parait bien avoir eu une origine alimentaire.

La dixième injection d’acétylcholine ayant été faite le 25 août, l'enfant fut autorisé à partir quelques jours plus tard à Chevreuse.

A ce moment, il ne se levait encore que très peu chaque jour, n'avait pas un très bon appétit, était toujours insomnique et assez grognon et conservait outre un état subfébrile de la tachycardie à 130 et une tension artérielle maxima à 14.

Dès le’ début de septembre se produisit une amélioration rapide et importante : l’enfant commença vraiment à marcher, puis à sortir et même à jouer et à courir. L’appétit redevient tout à fait normal, le sommeil et la température également.

La tachycardie et l'hypertension persistèrent plus longtemps : le pouls était à 120 le 10 septembre, à 110 à la fin de septembre, à 100 le 15 octobre, et il ne redevint normal entre 85 et 90 que vers le 1° novembre.

La tension artérielle maxima était encore à 12 fin septembre, elle fut trouvée à 10 1/2 le 9 novembre.

La maladie apparente a ainsi duré trois mois environ, mais la tachycardie et l'hypertension n’ont vraiment disparu qu’un mois et demi plus tard.

Aucun autre cas d’acrodynie n’a été signalé en 1937 dans le voisinage de l’enfant.

OBSERVATION VIII MM. LEREBOULLET et J. BERNARD, inédite.

Janine B.., 3 ans, nous est conduite en juin 1938. Elle est née dans la campagne d’Angoulême et y a toujours vécu.

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