PA ΤῸ L'ACHILLÉIDE TOR
τότε ἀπέθανεν μετὰ κανέναν χρόνον᾽ καὶ αὐτὸς γεναμένη ἐν Τροία, Nous allons voir que ce détail n’est pas sans importance pour la | question de savoir si la dernière partie du roman, tel qu'il nous? pi
est transmis par Δ᾽, appartient à la forme originale du poème. rare
Le texte de Ὁ se distingue de celui des deux autres manuscrits FEU en ce quil est moins era et plus détaillé. Les vers qui viennent AE Re après la note dont nous venons de parler (N 1759—1820)me se 0
trouvent pas dans les deux autres versions. Ils ont un caractère différent du reste du poème; la mort d'Achille nous y est racontée d’une façon presque abrupte et au lieu des développements qui caractérisent -tout ce qui précède, ‘nous trouvons ici le récit d’une longue guerre resserré dans un espace de 88 vers (W 1759—1797). L’auteur de cette dernière partie se plaît à citer des noms propres; 11 nous nomme les principaux héros de la guerre de Troie et les auteurs dont il ἃ étudié les livres (Δ 1800, 1801). Dans tout le. reste du roman les noms propres sont rares; nous n’y apprenons ni les noms des parents du jeune couple, ni même celui de Phéroïne. τὸ Nous n’insistons pas sur les formes barbares (ῥησεύων, N 1765, Ἑλλήνοι,., à cuvxroy, IV 176$, les noms estropiés (Σαλαμόνης, N 1765, Συνϑήκας, AAA Te Tpirédeuos, N 1766, pour Σαλαμῖνος, Ἰθάκης, Τληπόλεμος) et les τ mauvais vers qui défigurent la partie finale de la version Δ (ww. 1777, 1781, 1785, 1812, 1818), car on pourrait les attribuer
à la négligence d’un copiste fatigué, mais nous faisons observer que,
dans le corps du roman, nous avons affaire à un poète qui n’a aucune prétention à être savant, tandis que l’auteur de lépisode final fait LS étalage d’érudition: on trouve chez lui des mots poétiques comme
βριαρόχειρ, πολεμόκλονος (IN 1764), ὁμευνέτης (N 1768) et dans." les 62 vers qu’il a fabriqués on rencontre une bonne douzaine de "ee datifs. Enfin 11] est évident que la reprise des aventures d'Achille ER après la description de sa profonde douleur est d’un effet esthétique déplorable. GRAS
Donc, tout concourt à établir que l'original du roman avait une τὴς ΩΝ
autre fin. La note confuse qui vient après M 1758 garde quelque souvenir de cette fin, qui sans doute ressemblait à celle de la
version du manuscrit de Londres: la partie de la note qui ‘est FER LA 9 « » . - . AT | ere écrite à l’encre noire et qui appartient par cela même au texte?) ἐν ὼ ar
+ OR ξ À ee
') Krumbacher (Gesch. der biz. Litt., p. 848) et M. Dicterich (Gesch. der byz. und ce
neugr. Litt., Leipzig, 1902, p. 102) l’appellent Polyxène, mais le texte ne porte pas ce” nom, qui appartient à la sœur de Paris (N 1784). Nos devanciers ont été induits en erreur par une note de copiste après le vers 1268. | AR.
ἢ Les mots de N écrits à l’encre rouge (γεναμένη ἐν Tpofy) sont l’œuvre d’un scribe es qui pensant à quelque mot comme τελευτή, σφαγή Où προδοσία, ἃ ajouté γεναμένη ἐν Τροίᾳ. 7 108
AY
ὃ ἐν e vers 188: εἰ nr
τότε, ᾿πέϑανεν καὶ αὐτὸς μετὰ κἂν Ἔξι. χρόνους. Fa e Li qui suivent εἴ 1340— 1343) ressemblent à AV S18, ‘les - seuls vers peut-être de ce long passage (W 1: 1820) ne aient AA à l’Achitléide CHRRIE. |
datant. de la seconde “UP du ue ΣΌΝ πῶς même & contient les de ris ou Chansons d amour et 16
ier ‘recueil en collaboration avec M. Pernot ?). Le texte de ce
| rit. nous est connu par d’excellentes photographies, fournies ν . maison Donald Macbeth, 66 Ludgate EH à RUE
or το 39 de 2. ‘Un texte lisible ne commence qu’au vers cor- “respondant à V 65, les feuillets 7 et 8 étant extrêmement mutilés. De même que dans IV le texte est entrecoupé de notes écrites à l'encre rouge, résumant le contenu des vers suivants. |
He, texte ἅν L ressemble à celui de Δ, tout en gardant un ca re indépendant ; il est un peu moins détaillé, mais la difféio de longueur ne par ait pas très considérable si l’on met en ligne de compte 16 fait qu’au commencement 39 vers manquent et qu’après ἫΝ vers 485 1] y a une lacune d’environ 80 vers. On peut donc δ évaluer l'étendue primitive de la version Z à 1422 vers, contre 58 vers de N (— 1820 moins l'épisode final). | | texte de Z nous est parvenu dans un triste état. Beaucoup
ΤΕ κῷ de vers sont défectueux, d’autres sont hypermètres, les passages
RAS (ie inintelligibles y ἘΘΓΕΆΕ Il peut servir cependant à expliquer AL το per ins passages difliciles de A.
LAS VA € 3. un manuscrit de la Bibliothèque Mar à Oxford, ee té cod. miscellanei, auct. 5, 24, écrit au XVI siècle. ι΄ 4chit-
| léide y occupe les feuillets 1—24 et n’y compte que 761 vers. ΠΣ τις
ἧς ἢ Ἐρωτοπαίγνια (chansons d'amour), publiées avec une traduction, une étude critique Vi les ἑκατόλογα, des observations grammaticales et un index par D. C. Hesseling et Pernot, Paris— Athènes 1913 (Bibliothèque & 4)" ecque vulgaire X). — Le Roman de ἃ δὰ δι. Platria Phlore, publié avec une introduction, des observations et un index ΩΝ Honeling, Amsterdam 1917 (Mémoires de l’Acad. d'Amsterdam, nouvelle
rie, τη, ἌΝ." , ΣῪ les avons restitués par conjecture à l’aide de AN. ou erha nd. Kon. ne v Wetenseh, Nieuwe Recks. Ὁ]. XIX. N°. 3. | 2
ἔχ ον \ ἐν Rues
18 L'ACHILLÉIDE BYZANTIN, ἧ Le texte de cette version τόν ἡ. à moins à cn de À que le texte de Z, non seulement parce qu il est plus bref, “mais διὰ aussi parce qu’ à côté de vers identiques à ceux de Æ et de Frs on y trouve à chaque instant des locutions qu’on ne rencontre pas at dans les autres manuscrits. La version n’a pas de prologue et la fin. HAE ; est assez abrupte; toutefois nous ne croyons pas qu’il se soit perdu nn des vers: cette manière de finir brusquement concorde bien avec le caractère général de la version. La langue de B-est confuse, le style est enflé et flotte entre des expressions populaires et ἐπ τ τε termes savants. AS La guerre européenne nous ayant empêchés de consulter le manuscrit oxonien, nous avons dû. nous contenter de l'édition de : Sathas : ἢ elle donne, il est vrai, au bas des pages les leçons du manuscrit, mais elle n’inspire pas une confiance absolue en l’ex- © actitude de son éditeur. are Sathas connaissait les manuscrits de Naples et de Londres. Dans la préface de son édition de la version bodléenne (p. 132), il remarque que ces deux premiers manuscrits appartiennent à une même famille et qu'ils présentent des différences notables avec la : rédaction du manuscrit oxonien. Cette remarque est juste; nous SN ne pouvons pas en dire autant des raisons qu'il donne de ces — différences. D’après lui il y a au fond de tout cela une ,, pensée | préméditée”, qui est cause que l’Achilléide byzantine nous est parvenue sous deux formes assez dissemblables. ,, Dans la rédaction du manuscrit d'Oxford, dit Sathas (p. 133), Achille, ressuscité Ὁ après une mort deux fois millénaire, me paraît la personnification
du ressentiment des Grecs contre les Croisés, qui ont envahi la Grèce au commencement du XITI siècle; dans la seconde rédaction, ὍΣ celle du British Museum, et de Naples à la place d’un Achille ire ss à la chevelure blonde et crépue nous voyons les parents du héros ἘΦ grec ‘faire tondre 1᾿θηΐδπύ à la mode franque.” Il croit que la ἣν
version du manuscrit d'Oxford ,,ἰαὐ écrite an milieu du ΧΠΙΣ ᾿ ἘΝ siècle, quand la haine enflammait encore les cœurs des Grecs contre » je Fe les envahisseurs, tandis que le remaniement de l’autre version fut. faite au siècle suivant, après que la domination franque fut fondée 4 : et reconnue.” De là dans le premier manuscrit très peu de mots de provenance romane, qui d’autre part ne sont pas rares dans ὦ les manuscrits de Londres et de Naples. Nous verrons que la. fréquence relative de mots étrangers dans la version la plus étendue s’explique d’une tout autre façon (voir ci-dessous, p. 20) ΤῊΣ ee "
*) Voir ci-dessus, p. 1.
ἊΣ - € Pr ΜΙΝ 4 οὐδε thas est δ. à ion parce qu tels ne 1cun argument solide. L'auteur lui-même parle de sa aa ne, voit dans la rareté relative des mots romans,
( ben dané À il dit fout un raisonnement sur cette base si fragile; nous ionnons que l'idée principale: ,le peuple grec n’a jamais 8 e voir dans Achille son héros Den comme tel 1] vivait
LR poésie populaire du moyen âge.” Il nous paraît absolument su de réfuter les expheations hasardées qui, dans le raisonnement
d onner νὰ πλιὸ ἐἠ ἣν à son Opinion.”
| ἿἜ Mur SRE La ,,conjecture”’ de Ras n’est qu’une af irmation gratuite, dépourvue de toute valeur scientifique. Retenons 8 lement que d’après Sathas la version d'Oxford, quoique conservée D oct de date plus récente, est antérieure à celles de
XL hacer 1) a de un résumé très succint du roman d’après à l'édition de Wagner (voir ci-dessus, p. 1). Pour lui aussi la verfe son d'Oxford est ne près de l'original, la rédaction de Naples n'étant évidemment qu’un développement de la version plus brève ë ns ΠῚ längere Gedicht ist offenbar eine ausschmückende Bearbeitung δ: τῇ des kürzeren’ ). Il ne parle pas de l’hypothèse de Sathas, probable- ‘14/0 ment parce qu'il ny, ajoutait aucune foi. 1] affirme cependant la À ἥν | priorité de la version bodléenne, peut-être à cause de la prédilecτ ΕΣ ο΄ tion générale pour les développements qu’il aura constatée chez les ᾿ scribes du moyen âge. Quoi qu'il en soit, l’opinion émise par D μι a été ΚΤΌΜΗ et réfutée par M. Wartenberg dans son étude sur l’Achilléide (voir ci-dessus, p. 9, note 2). M. War-
— tenberg a démontré que la version d'Oxford n’est qu’un abrégé 4 de la rédaction qui nous est conservée dans les deux autres 1520 manuscrits, et que cette réduction du texte original a été faite κ΄"
4 Fo une maladresse qui prouve en elle-même que nous n'avons pas