I. — ACTION SUR LES PLANTES
D’après Agulhon (1), le bore agit manifestement comme:
un élément catalytique. Il semble être, par sa présence et son utilité, particulier aux végétaux supérieurs en pleine croissance.
Cet auteur a cultivé différents végétaux dans les milieux solides et liquides. Pour le blé cultivé en milieu liquide, la croissance maximum a été observée lorsque la quantité de bore est de 10 mg. par litre ; l’avoine cultivée en terre demande des doses moindres : 0 mg. 025 par kg. de terre.
L’absorption de bore par certaines plantes n’est pas proportionnelle à la quantité qui est mise à leur disposition, c’est ainsi qu'avec le maïs, pour la dose optimum qui donne la plus belle récolte en poids sec, la quantité absorbée, n’est pas plus grande, pour un même poids de plante, que celle absorbée par les plants poussés sur un sol témoin.
La dose mortelle est variable selon les plantes. Pour le pois, cette dose est située entre 50 et 100 mg. pour un pot contenant 1200 g. de terre (Agulhon) (1).
Péligot (68), expérimente sur des haricots semés dans 12 vases en terre. poreuse d’une contenance de 5 à 6 litres chacun. Il les arrose une seule fois avec un litre d’eau conte-
nant 2 g. de borate de soude, de borate de potasse et d’acide.
re
borique. Au bout de quelques jours, les feuilles commencent à jaunir, alors que les témoins croissent normalement.
Hotter (46), devant la présence constante du bore chez les végétaux, a voulu se rendre compte de son action sur les plantes. Il a constaté que l’acide borique ajouté à la dose de 1 p. 1.000 à la solution nourricière offerte à des pois et à des plants de maïs était nocive à leur végétation, et que, dans la proportion de 1 p. 100.000 elle entravait encore la croissance.
Aux doses toxiques, le premier symptôme observé est la disparition plus ou moins accentuée de la chlorophylle, les racines sont touchées avant les parties aériennes de la plante.