SUPER
Harnier (41) décèle, par la réaction à la flamme sa présence dans le lait d’une chèvre ayant reçu 12 g. d’acide borique. Rost (92) l’a rencontré dans le lait d’une vache venant de vêler et à laquelle on avait donné deux fois par jour, 1 g. d'acide borique, il trouve de 1 à 6 mg. du produit dans des volumes de lait variant de 78 à 132 em*. Wiley (110) a fait des recherches chez la femme. Après une prise de 1 g. d'acide borique, la quantité retrouvée est très variable, elle avoisine 1 p. 25.000. Les variations en plus ou en moins sont sans rapport avec le moment de l’ingestion.
Ainsi, le rein se charge à peu près exclusivement d’assurer l'élimination du bore introduit dans l’organisme. Les fèces, la sueur, le lait sont des voies accessoires. Si l’on fait la somme des quantités éliminées par ces différents modes, une partie peu élevée de l’acide borique ingéré, d’ailleurs variable avec les individus, n’est pas retrouvée, ce qui autorise à penser qu'une certaine quantité serait fixée par l'organisme pendant un temps plus ou moins long.
Dans les accidents observés au cours de traitements médicaux, la suppression du médicament n’amène pas toujours la sédation des troubles (Féré) (34). Chez un individu qui absorbait 10 g. de borax par jour, 41 jours après l'arrêt de la médication, on a retrouvé dans les urines, la réaction à la flamme. Chez un autre, qui en ingérait 6 g. par jour, l’élimination par les urines a été constatée 53 jours après la dernière prise. On doit ajouter que ces deux malades avaient présenté de l’albuminurie.
Où se ferait cette accumulation ? Pour Rost (97), elle serait permise par la solubilité de l’acide borique et du borax dans les lipides. Pour Wiley (110), elle se ferait, théoriquement au moins dans les os, car il a constaté que l'ingestion d’acide borique entraînait une augmentation de l’excrétion du phosphore.
L'observation suivante de Nally et Rust (58) a toute la valeur d’une expérience. Six nourrissons meurent après