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avoir absorbé, à 1a suite d’une erreur, 60 à 150 cm° d'une solution saturée d’acide borique, soit environ 3 à 6 g. par enfant. L’autopsie a été faite, ainsi que des dosages chimiques. Les chiffres les plus élevés ont été rencontrés dans le cerveau et dans le foie. Dans la totalité du cerveau on a retrouvé 0 g. 66, 0 g. 57, 0 g. 97, 0 g. 88 et 0 g. 96, dans la totalité du foie, 0 g. 30, 0 g. 07, 0 g. 11, 0 g. 30, 0 g. 37 et 0 g. 11. Des quantités beaucoup plus faibles ont été trouvées dans le cœur, le poumon, l’estomac, l'intestin, les reins et le diaphragme. Le pourcentage le plus bas, 0,0358 p. 100 a été décelé dans le tissu stomacal.
La constatation de la teneur élevée en acide borique du cerveau, tissu riche en lipides, vient à l’appui de la théorie de Rost, à savoir que ce corps très soluble dans les lipides est, grâce à cette solubilité, résorbé rapidement et completement et qu'il peut y rester accumulé en attendant son élimination urinaire; élimination qui aura lieu selon les possibilités rénales, c’est-à-dire selon l'intégrité plus ou moins absolue de ce viscère. En résumé, pour l'acide borique comme pour beaucoup d’autres corps, c’est le rein qui est le grand organe d’élimination ; s’il est intact, l’organisme s’en débarrasse facilement, si au contraire, il suffit déjà péniblement à assurer la dépuration normale, l’acide borique s’éliminera très lentement et alors on pourra voir survenir des accidents.