‹ L'Acide Chlorhydrique Dans Le Traitement Des HypochlorhydriesChapitre 13 sur 20 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

MODE D'EMPLOI s

Apres avoir justifié l'emploi de l'acide chlorhydrique dans le traitement des hypochlorhydries et montré quelles sont les indications et contre-indications de cet agent thérapeutique, le temps est venu de nous occuper du côté pharmaco-

logique de la question el de nous demander :

Sous quelle forme ?

A quelle dose ?

De quelle manière on doil l'administrer ?

Tout d’abord, on est en, droit de penser quen présence d'une hypochlorhydrie nette, il serait plus logique de donner le suc gastrique total, ou du moins d'ajouter aux solutions d'HCI prescrites, une certaine quantité de pepsine. Il est nombre de médicaments, surtout parmi les spécialités, qui sont composés suivant ce principe. Leur administration suppléerait, semble-t-il, plus complètement à l'insuffisance de la sécrétion gastrique.

Mais cette préoccupation est d'ordre plus théorique que pratique. En efiet, la pepsine agissant à la facon d'un ferment, la quantité nécessaire à la digestion est extrêmement réduite, et il est tout à fait exceptionnel que l'atteinte gastrique soit suffisante pour déterminer l'absence absolue de cet

agent. Sans doute, il est des analyses qui ont montré.que tel

PONT Re & suc gastrique pathologique en était absolument dépourvu, mais il ne faut pas oublier qu'il s'agissait alors de sucs gas- Miques alcalins, dans lesquels la pépsine se trouvait à l'état de propepsine et il suffit d'ajouter une certaine quantité d’acide pour voir le ferment pepsique apparaître en quantité notable. Il ressort donc nettement de ces quelques raisons que l'acide chlorhydrique seul suffit dans un grand nombre de cas, et qu'en lous cas, il est l'adjuvant indispensable de toute autre médication des dyspepsies hypochlorhydriques. ; ? La question des doses à donner va maintenant nous arréler. Nous nous trouvons ici en présence de deux écoles bien tranchées. Alors que certains auteurs, Hayem en tête, prescrivent l'acide chlorhydrique avec une très grande modéra- Uon, ne dépassant jamais 25 à 30 centigrammes par 24 heures, d'autres, Surtout parmi les Allemands, ne reculent pas devant l'administration de deux à quatre grammes dans Le même espace de temps. C'est l'opinion de ces derniers que Perraud, sous l'inspiration de. Lépine, a soutenue dans sa thèse, Il a pu citer un certain nombre d'auteurs : Jaworski, Ewald, Noorden, Max Lœventhal. qui même dans des formes douloureuses ont pu administrer sans provoquer a moindre sensalion désagréable de grandes quantités d'acide chlorhydrique. C'est là un genre d'argument un peu spécieux, de ce qu'une méthode thérapeutique ne fait pas de mal, il est prémaluré de conclure qu'elle fait du bien. Bien plus digne de considération est l'opinion de Bouveret qui, se basant sur un certain nombre de faits cliniques, déclare que : « Si l'on veut obtenir un résultat appréciable, il faut au moins un gramme et demi à deux, par jour ». Mais à une affirmation aussi catégorique, on peut opposer l'avis d'Hayem qui, également basé sur la ‘clinique, est que 30 à 45 > cenligrammes par jour sont largement suffisants. :

Nous pensons qu'il faut ci de ces divergences d’opi-

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