CHAPITRE I. SI
pôle y la ville y grandissait peu à peu et, s'étendant au midi ' , commençait à descendre dans la plaine.
a Les artisans' et les laboureurs étaient établis « à l'extérieur sur la pente même qui regarde « rilissus. Seule, la caste des guerriers occupait le (c sommet, réunie par une enceinte autour du « temple de Minerve et de Vulcain. Ils s'étaient a construit, du côté du nord^ des demeures com- « munesety vivaient exposés à la violence du vent, « veillant sur les citoyens.
« Sur le plateau même de l'Acropole, il y avait a une source que plus tard les tremblements de « terre firent presque complètement disparaître, (c maisqui alors donnait une eau abondante, agréa- « ble h boire l'hiver comme l'été. »
I To ^ trpo TOUTOv f| 'AxpoiroXi; i^ vuv oS^a icoXiç ^v xal to uic* aMjv irpoç voTov fAaXiffra TexpafAjjLÉvov. (Thucyd., II, z5.]
* ''ÇxTjTO xdt fxâv E^uiOev (un* aura xà likétrfxa x^iç 'AxpoTToXccoç 6iro xéûv $v](AtoupY(ov xal xuv YewpYcov' xdt Se lirdcvto to {iia^tjjLOv sùto xqcO' a&ci Y*^^^ fA^vov irepl xo xtJç 'AOtjvSc 'H^aCoxou xc hpov xaxioin^xet ivl 7tepi6oX(^ icpo96s€XY|(jLivoi. Ta yèp Trpoç pop^v oôxrjç (jixouv oixicç xoiv^< xai ^uaffixia (ceux qui ont vécu à Athènes savent quelle est la violence du vent du Nord, surtout au sommet de l'Acrbpole) }^ci[jLepivÀ xaxe(rxeuaff(jL£Vot,xtt)v iroXtxâv cpuXaxsç
Kpi^vT) ^ï ^v pLia xaxà xov.t7)ç vuv 'AxpoirôXficoç xoitov ^ç
àicoa6sa6«(oY)ç &itè xûv aeia^îov xoi vuv uoaxa <T(jiixpà xuxXm xaxaXsXeiTTxat' xolç Ss TrSot xote Trapeî^ev dfcpÔovov ^EupLa eOxpa^ç o3<ia Ttpoç '/^etjxcova xe xai ôspo;. (Platon , Critias,)
2!2 L'ACROPOLK D'ATHÈNES.
Voilà en quelques mots la vie d'une cité primitive dans toute sa simplicité. Une source, une enceinte fortinée, les artisans qui travaillent dans^ leui*s demeures, les laboureurs dans les champs voisins, les guerriers sur la hauteur qui observent la mer sillonnée par les pirates, ou les défilés du Parues franchis souvent par les belliqueux habitants d'Eleusis et de Thèbes. L'ennemi paraît-il , tous se réfugient dans l'enceinte avec leurs troupeaux et ce qu'ils ont de plus précieux. Les fortifications n'étaient autre chose qu'une' barrière de bois entrelacée aux oliviers sauvages ^ qui croissaient naturellement sur l'Acropole comme sar tous les rochers de la Grèce.
. Un temps vint cependant, lorsque Thésée réunit tous les habitants de l'Attique ^ en une seule cité, où l'Acropole fut abandonnée tout entière aux dieux et aux vieux souvenirs. Mais elle fut toujours pour les Athéniens la Ville^ par excellence, VAsty de Cécrops, leur véritable patrie.
'^HyÀp'ÂxpoitoXK^vjyÇTbiraXatlTcécppaxTO. (Hérod.^YIII, i4^') Kal yàp irpo tou ÇuXi'vo) tei/ei ^nÉ^paxTO.
[Sopat. Ata{pfi9. 2^v)Ty)^aT.)
» EJç T?iV 'AxpOTCoXlV dÇtOUffl XKTaCpEUYSlV XOTtVOlÇ TOTE iTuxvoTç
xaTaiiÉçpaYfiivviv. (iSopat. ad Hermog.)
^ Voy, Thucyd., II, i5, et rinscription de Tare d*Adrien :
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'■* KaXEtTsi ôè Sià T^v traXatàcv Taurr, xaioixifjO'iv xal ^ 'Axp^icoXtç jjL£/pi touSê ETi xjiz 'AÔr,vaiojv IloXt;. (Tliucyd., ibid. )