‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 11 sur 138 · CHAPITRE T. -2;i · texte numérisé non relu

CHAPITRE T. -2;i

Les maisons nouvelles se groupèrent en cercle ' à ses pieds, sous Tégide de Minerve : ce qui faisait dire au rhéteur Aristide^ que l'Attique était le centre de la Grèce, Athènes le centre de l'Attique, et FAcropoIe le centre d'Athènes. Au moment du danger, on était toujours prêta s'y réfugier encore. C'était une sûre forteresse, surtout dispuis que les Pélasgest'yrrhéniens avaient aplani le rocher^ et l'avaient entouré de ces murs célèbres dont ils couvrirent la Grèce et l'Étrurie.

Soixante ans après la guerre de Troie, une colonie ^ de Pélasges chassés de la Béotie ^ avait trouvé asile dans l'Attique, peuplée anciennement par

' To $8 d(aTU 3ÔT0 Trixpa lorlv Iv niBita xatotxoufxivY) xuxXci).

(Strabon , IX, p. 396.) * * Aristld., Panathen. — Et Pindare :

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IIoXuêaTOv otr' avreoç dfAf aXbv Ovdtvxa '£v TCK hpaU 'AOi^vatç

Ol^veÎTe [DUhyr, IV, 3 ; édit. Dissen.)

^ 'Hicj$il^oy t)jv ^AxpoTcoXtv, irepuêoiXXov Z\ 'EvveairvXov to n8Xa9Ytx<{v- (Suidas dfTcefia.)

< Voy, M. Raoul-Rochette, Hist. des col. grecq.^ II, 6, et V, 3.

s Paûsanias les fait venir de Sicile, maïs sans donner de preuves. ( Jit., XXVIII. ) Les souvenirs de ces temps reculés étaient si «onfus, qu'on en vint à ne voir dans le nom de Pélasges qu'une épithète donnée à un peuple vagabond. Ile- Xapyoç, cigogne. V. Photius,

lear race. Pour payer rbospitalité qu'ils recevaient, les Pétasges fortifièrent TAcropole et protégèrent le côté accessible ' par une série d'ouvrages qui communiquaient entre eux par neuf portes. De là le nom àiEïïméapyle, Les architectes se nommaient Agrolas et Hyperfoius ^.

Les Athéniens leur donnèrent en récompense des terres au pied de l'Hymette , terres stériles , mais dont leur industrie sut pourtant tirer on excellent parti ^. Deux âges d'homme ne s'étaient pas écoulés que les Athéniens, jaloux et déjà ingrats, les chassèrent. Us prétendirent plus tard qu^ les Pélasges avaient fait violence à leurs filles lorsqu'elles allaient chercher de l'eau aux Neuf- Fontaines^, et qu'on les avait surpris délibérant de s'emparer d'Athènes. Mais les dieux eux-méipes semblèrent punir leur ingratitude et leur mauvaise foi en rendant inutiles contre l'ennemi ces murs^, ouvrage de leurs victimes, et en les faisant servir aux projets des ambitieux contre leur liberté. Cylon^,

« Scrabon, IX, p. 396, et surtout Hérod., VI, 137.

• Paus., Ju.^ XXVIII.

3 Hécatée cité par Hérod., ibid.

^ 'Eyvsaxpouvoc.

* f^o/., pour les travaux des Pélasges, le chap. IV de ce volume.

6 Thucyd., I, ia6.

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