CHAPITRE X
ployait le marbre du Pentélique, maïs qui fut suspendu par la guerre des^Perses;
4^ Les Propylées véritables qui assirent sur les débris de toul es âges leur base immortelle.
Si l'on se demande pourquoi cette partie des anciennes constructions avait été ménagée, on verra qu'elle ne contrariait en rien le plan des Propylées, et qu'elle soutenait les terres de l'enceinte sacrée. Ce que Xerxès n'avait pas détruit, les Grecs pouvaient-ils sans nécessité le détruire? Il parait, du reste, que ce réduit, qui devient à son extrémité un véritable fossé, avait été comblé dès les temps anciens. En le déblayant, on Ta trouvé rempli par les innombrables éclats de marbre que le ciseau avait fait voler en taillant les Propylées. Dans le fond, au contraire, au-dessous du mur pélasgique, on a trouvé une grande épaisseur de cendres et de charbons, mêlés à des fragments de vases, de figurines en terre cuite. Cest là qu'on avait jeté les restes de l'incendie de Xerxès: nous aurons plus d'une fois l'occasion de remarquer comment on les utilisa dans l'Acropole pour les remblais.
En revenant vers Minerve Hygiée, on aperçoit auprès de l'an te du grand portique des Propylées quelques piédestaux sans inscriptions qui s'appliquaient le long du mur : une petite stèle est particulièrement curieuse, parce qu'elle porte encore
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à son pied un large trou de scellement carrée qui correspond aux trous taillés sur le rocher. Audessus de ces fragments, on a placé un grand bas-relief coupé par le milieu. Ce sont deux jambes nues qui ^'écartent par un mouvement assez violent, comme si l'homme auquel elles appartenaient s'avançait vivement. Derrière lui flottent quelques plis d'une courte chlamyde. Ce basrelief, grand comme nature, est d'un très-beau style, et une certaine roideur pleine de force et de vie, rappelle telle et telle métope du Parthénon. Il est vraisemblable qu'il était appliqué sur le mur naturel qui va en montant peu à peu, et forme le côté septentrional du péribole de Diane Brauronia. Tout le pied du rocher était masqué par une multitude d'offrandes, dont il ne reste malheureusement que les traces. Grands, petits, carrés, rectangulaires, ces monuments s'entassaient, se dressaient de toutes parts ; ils bordaient surtout la droite du grand chemin qui fait, en sortant des Propylées, une courbe vers le sud. Il longe le pied de l'escalier qui conduisait au temple de Diane Brauronia. Nous entrons dans l'enceinte a la suite de Pausanias.