CHAPITRE II
L^GEOPOLS AU SlÈCLK DE PSEIGLBS.
<r Vous devez, » dit Aristote ' à ceux qui veulent conserver le souverain pouvoir, « vous devez cr agrandir et orner votre ville comme si vous en « étiez l'administrateur et non pas le maître. »
Ce conseil semble lui avoir été inspiré par l'histoire d'Athènes. Tous ceux qui, par la force, la ' persuasion ou la gloire, devinrent les chefs de la république, s'appliquèrent à l'envi à construire et à décorer la ville des chefs-d'œuvre de tous les arts.
Pisistrate avait élevé la plupart des monu-
' KttTaoxeudiCitv Y^p ^'t x«t xo9(uw TJjv icAiv ^k lirCxpoicov • ^a %oX |a9| Tupawov. (Polit , V, 9.)
30 L'ACROPOLl!: DATHÉNES.
iiients ' que détruisirent les Perses, et peut-être même cet ancien Parthénon que nous ne connaissons que par quelques débris et deux lignes d'un glossaire % tant THécatompédon dlctinus l'a fait oublier aux auteurs.anciens. Les fils dePisistrale^ avaient suivi cet exemple et protégé également les lettres et les ar(s; pour fournir à ces dépenses, ils en étaient même réduits aux expédients que rapporte Aristote^.
Ce qu'ils avaient fait par politique, pour faire aimer leur tyrannie, et par ce goût des belles choses naturel au peuple athénien, Thémistocle, Cimon, Périclès le firent en outre par nécessité : tout était à créer de nouveau, les fortifications, les temples des Dieux, les édifices publics.
La tâche de Théinistocle était la plus difficile , et elle fut promptement interrompue par l'exil. 11 fallait avant tout assurer la sécurité de la ville naissante et l'entourer de murailles, malgré la jalousie des autres Grecs et l'opposition hostile des f^cédémoniens. On sait par quelle ruse Thé-
' Le temple d'Apollon Pythien. (Suidas, nuOtov.) — Le Jupiter Olympien. (Ari$t.,Po///., V, 9, 4.) — Le Lycée. (Harpocrat», Auxtiov.) — - Les Neuf Fontaines , 'Cvvtdlxpouvoc.
(Thucyd., Il, i5. — Paus., Att.^ XIV.)
' Hesych., 'ËxaTOfxirsdov.
^ f7>/. Real-Encyclopadie, p. 1649.
4 OEcon,, II, a, §4.