‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 37 sur 138 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

rintérieiir de l'Acropole et à l'exlérieur. Encore faut-il, chaque fois que l'escarpement le permet, monter jusqu'à la base même, pour reconnaître, à travers des replâtrages déjà ruinés, le travail antique, toujours inébranlable. Les murailles reposent simplement sur le bord du rocher' et suivent ses mouvements et ses inégalités. Le mur d'enceinte, auquel s'appuie l'extrémité du pélasgique, s'appelait le mur du Midi* ou le mur de Cimon^. I^s dépouilles que Cimon avait conquises sur les Perses en firent les frais.

Après avoir formé un des côtés du soubassement du temple de la Victoire sans ailes, il se continue quelque temps vers l'est, puis disparait sous de misérables fortifications turques qu'il soutient quoiqu'elles aient voulu le soutenir. Cependant, à l'intérieur de la citadelle, par des brèches qui servent à rejeter les décombres, on voit de loin en loin la construction ancienne enfouie en terre. Il n'y aurait qu'à démolir les petites pierres qui la masquent. A l'angle sud-est

'11 o'y avait point de tours, comme on en voit dans la plupart des fortifications helléniques, parce que le lieu était naturellement trop bien défendu pour qu'une simple muraille ne fût pas suffisante.

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au contraire, le mur de Cimon réparait avec ses régulières assises aux teintes jaunes ou brunies. Un certain nombre d'assises ont été rongées par le temps; mais le mortier qu'ont ajouté, ça et là, les mains modernes ne peut faire illusion que d*en bas. Il suffît de monter au pied même de Tangle pour reconnaître non-seulement un travail antique^ mais un travail remarquable. Le mur, en efTet , a une forme pyramidale et va en s'élargissant à sa base , chaque rang de pierres ^ se reculant d'un demi-pouce environ, et faisant degré sur le rang inférieur.

J'ai retrouvé le même principe de construction à Pérouse, a l'une des portes de la ville. La porte elle-même a été refaite au temps d'Auguste; mais les deux bastions qui la précédent sont de façon étrusque, c'est-à-dire hellénique. Car il y a entre l'architecture militaire des Etrusques et celle des Grecs une ressemblance si complète, que je ne sache pas une pierre dans cette partie de l'Italie qui ne se retrouve plusieurs fois, avec le même caractère^ dans les différentes contrées de la Grèce. Ceux qui veulent écrire sur les monuments étrusques les comprendront, je crois, d'une manière différente, s'ils visitent auparavant la Grèce et étudient soigneusement toutes ses ruines. Ce sera une œuvre de justice que d'aller réclamer un jour, au nom de la Grèce, à l'Êtrurie cet art qui a

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