‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 39 sur 138 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

combat des Athéniens contre les Amazones, leur victoire sur les Mèdes à Marathon, la défaite des Gaulois en Mysie. De pareilles compositions ne peuvent se développer en quelques groupes.

Le mur qui regarde l'orient est moderne; seulement, à Tintérieur de l'Acropole, on remarque à fleur de terre des fondations qui ont cinq assises et plus de dix pieds d'épaisseur; comme elles ne paraissent que dans un endroit, l'on ne peut affirmer que ce soit l'enceinte antique. Il faudrait que des fouilles en découvrissent le pro« longement.

En passant ensuite du côté du nord, on trouve le mur qui continua de s'appeler pélasgique , même lorsque l'œuvre des Pélasges eut été détruite ; c'était au-dessous que s'étendait l'ancien campement des Pélasges, au pied de l'Acropole, lieu maudit qu'un oracle défendait d'habiter \ Ce mur est en partie antique, bien qu'on l'ait refait ou consolidé avec du mortier. Ce qu^il offre de plus remarquable, ce sont des tambours de colonnes en marbre pentélique et des entablements doriques en pierre qui ont servi à sa construction. Les tambours de colonnes sont les uns lisses, les autres cannelés à leur extrémité, d'au-

* ''O xal lit^paTÔv T6 \ê (xt) oixeîv xa( ti xai IluOtxou (xavreiou âxpoxeXeuTiov TOiôvSe oiexioXus Xeycov û)ç* to IleXapY^^^ov dpyèv ^(xeivov. (Thuryd., Il, 17. )

96 I;ACR0P0LE IVATHÈNES.

très à peine dégrossis. Ils ont même encore les saillies et comme les anses qui permettaient de les manier et qui ne disparaissaient que lorsque la colonne était définitivement assise. Ces tamhotirs, au nombre de vingt-deux, reposent les uns auprès des autres sur le rocher; quatorze superposés forment un double rang. L'entablement dorique, au contraire, à quarante ou cinquante pieds plus loin, est au sommet de la muraille, comme si, dans la disposition de ces fragments, on avait voulu conserver la disposition du teniple lui-même. Nous verrons plus loin que ce temple était le vieux Parthénon, brûlé par Xerxès '. Au-dessus de Tarchitrave, on a placé la frise avec ses triglyphes en pierre et ses métopes en marbre blanc; le tout est couronné par la corniche. Il y a dans cet arrangement un air d'antiquité que l'examen des ruines elles-mêmes est loin de contredire. Les pierres ne tiennent que par leur poids et leur exacte assiette, et ce n'est que çà et là qu'un peu de chaux a été jetée dans ces derniers siècles sur la surface. Aussi ne peut-on ne pas se rappeler à cette vue ce que dit Thucydide' :

* Voy, le premier chapitre du second yolume.

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