‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 41 sur 138 · CHAPITRE IV. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. i

R Le fils d'Âristodème, de Xypétë % a con-

« sacré ce monument ; il a remporté le prix dans «le concours d-enfants où il était chorége pour ff la tribu Cécropide. Pantaléon de Sicyone a «composé la musique; Elpénor', fils de Timo- « thée, Ta exécutée; Néeechmus était archonte^. »

Ainsi, le prix fut' remporté sous l'archontat de Nésechmus, Tan 3i6 avant J. C. La même année, Thrasyllus, chorége de la tribu Hippothoontide, était vainqueur dans le concours des hommes faits.

On n'avait retrouvé encore, à Athènes, que deux monuments chorégiques : celui de Lysicrates, charmant modèle du corinthien grec, et celui de Thrasyllus, d'ordre dorique, qui dominait le théâtre de Bacchus^. Voici donc un troisième monument du même genre et de la même époque, qui vraisemblablement se trouvait dans la rue des Trépieds, où Pausanias^ vit réunis les édifices destinés à immortaliser la générosité

^ Le dème de Xy|>été était classé dans la tribu Cécropide.

* Ëlpénor, fils de Timothée, du célèbre musicien thébain qui vint s'établir à Athènes et dont parle Lucien. ( Hanno-> nides. )

^ ^^'t pour l'explication de cette inscription, l'appendice du second volume.

^ Voy, Stuart, t. II, éd. française.

s Au.^ ch. XX.

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et les succès des choréges. L'ordre de ce dernier monument était dorique, puisque les architraves portent les gouttes des triglyphes. Les proportions seront celles qu'on préférait au siècle d'Alexandre; on peut le supposer aussi élancé que le temple de Néraéeet le monument de Thrasyllus. La hauteur des architraves est de cinq cent soixante-deux niillimèties; les colonnes auront dix architraves, c'est-à-dire cinq mètres soixantedeux centimètres. L'entablement entier devant être à cette époque un peu moins du cinquième d^ la colonne, la hauteur de l'édifice, sans le Fronton, atteindra six mètres cinquante centimètres. On remarque que l'architrave porte des gouttes du côté intérieur de TAcropole aussi bien qu'à l'extérieur, ce qui ferait croire, au premier coup d'œil, qu'on l'avait ornée des deux côtés. Mais si l'on réfléchit que, dans les temples, l'architrave est composée de deux et souvent de trois épaisseurs, tandis que la frise n'en compte qu'une seule, on comprendra que ce sont ici deux architraves adossées l'une à l'autre.

Ijà partie inférieure du mur est formée de morceaux moins importants. On y reconnaît cependant des piédestaux, et l'on y compte jusqu'à huit inscriptions ^ Les plus modernes sotit tout au plus du deuxième siècle après J. C. Tous ces

I f^oy, l'appendice du second volume.

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