CHAPITRE V. i
se place une inscfiptÎQn qi|i nomimail ' les pylores^ c'est-à-dire les gardiens des porter qui virent restaurer l'escalier, jf ' m xc^l to e^yav tvjç ôvaëaa^c^c ^Y^veTo. L'iuscriptiou qui rappelle c«* Tait se trouve d^ps l'Acropole, auprès du poste des invalides. M. Ross l'a publiée^, en donnant au mot i^îws\^ un ^ens tout différent. Pouiv t|int, il a ce même sens d'escalier dans une autre inscription grecque du temps des empereurs^, qui atteste les bienfaits de Priscus Justinianus. Il avait restauré la ville de l'Isthme, les leœ'r pies, leurs soubassements et leurs escaliers, ràç ôvctêaam. Sur la même colonne, on lit six inscriptions du même genre, où il n'est point question de l'eacalier; elle$ sont d'époque et de caractères différents, et rappellent simplement les noms des pylores qui se sont succédé à l'Acropole. On a donc eu tort d'unir l'inscription où i{ est questiop de l'eisoalier à uneaut re inscription où il est q uestion de l'archontat de Rbœmétalcès^. Tout ce que nous apprend ce monument épigraphique, c'est que l'escalier fut restauré sous les empereurs : mais
I Les noms sont effacés aujourd'hui; on sait seulement qu'un des pylores était du dème de Céphisia.
' Dèmesde fjéttique, p. 35.
3 Bœckh, Cor/7, inscript. ^ f, p. $74-
4 Fojr» les inscript, publiées par la Société archéologique d'At/iênesy a* cahier, i85a.
il me parait impossible de préciser l'époque* On cherchera aussi vainement un renseignement précis sur deux médailles d'Athènes qui sont conservées, l'une au cabinet de Paris, l'autre au Musée britannique. Leur revers offre le dessin de l'Acropole entière, vue du côté du nord, avec ses rochers et ses murailles, le Parthénon à gauche, les Propylées à droite; au milieu, la grande statue de Minerve dont l'aigrette se distinguait de Sunium ' ; au-dessous des Propylées, l'antre de Pan, et, à côté, un escalier dont la h'gne se brise vers le milieu.
On doit réfléchir à quelle inexactitude est condamné l'artiste qui grave un sujet immense sur un coin de deux à trois centimètres de diamètre, et Ton concevra peut-être qu'au mépris des lois de la perspective, il ait essayé de représenter le grand escaliçr des Propylées. La ligne brisée des rampes indiquerait même les deux systèmes différents de l'escalier, ou plutôt le palier qui les sépare.
Que cette médaille soit d'époque romaine, et qu'elle ait été frappée, suivant l'usage des Romains, en commémoration d'un monument récemment élevé ou restauré, cela parait peu douteux; mais quel sera ce monument? Sera-ce
« Pans., AtL, XXVIil.