‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 5 sur 138 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Cécrops était originaire de Sais, capitale du Delta; c'est de là qu'il apporta le culte de Neith ', la vierge victorieuse^ qui, comme les femmes libyennes% couvrait sa poitrine d'une peau de chèvre ornée de franges et teinte en rouge.

Ses yeux avaient la couleur transparente^ de Tair, dont elle était la divinité. Ainsi, l'art aurait reçu de l'Afrique ses traditions, en même temps que la religion ses croyances.

Minerve avait à Sais un temple révéré, dans lequel on ensevelissait ^ les rois d'Egypte, de même que Cécrops^ et Érechlhée^ furent ensevelis,

> Neit^ Netha , par inversion Athen ; voy. Creuzer et Guiguiaut, les notes, p. 728.

* 'Ex AiêuTjç iixei ^ otoXyj twv IlaXXaôiwv. kl^ioL^ yàp iT«piêci^ovTai ^ùk^ ic£pl T^v iffÔvJTa 6u(rav<0Tàç at Aiêua^ai xe)^ptfii8vaç épfiuOe$av(2>... x. t. X. (Hérod., IV, 189.)

^ A^Y^^^** ^' auT^v rXauxcoTTtv epaalv ot AIyuttcioi «wo tou tov depa tI|v TrpOff(HJ/iv l^eiv IyyXsuxov. (Diod., I, la.)

'ÀYaXfxa 'A6r|V5ç ^Xanyjmx^f^ ijpy t(Aç ô^OaXfAoliç, Ai6uu>v tov fjLuôov 5vTa eCpKTxov. (Paiis., Jlt., XXIV.)

4 Hérod., 11, 169.

^ Âotiochus Athenis in Minervio meinorat Cecropem esse mandatum terrse. ( Arnob., Adp, Gentil, 6, p. 66. — Item^ Clem. Alex., Cohort, ad Gent, j

6 '£pi)^Oov{ou Se àicoOavovToç xa\ Tacpévxo; Iv tû> Tejjiivei ttjç

'AerjvSç (Apollod., m, 14.)

'Ëpi^Oovioç et 'Ëpe^Oeuç sont les formes d'un même nom. Voy. EtymoL màgn. : « 'Epe^Oeu; — ô 'Eptx^ovioç xaXoujjifivo;, »

contre Tusage général de la Grèce, dans le sanctuaire de Minerve Polîade. C'est pour ce lemple qu'AmasiSy après son usurpation , fit construire de magnifiques Propylées' qui peut-être .ont fourni, non pas le modèle, mais l'idée des Propylées d'Athènes.

Les Athéniens, de leur côté, ne voulaient point accepter une tradition si contraire à leurs prétentions, et leurs écrivains essayèrent d'interpréter à leur honneur cette communauté de mœurs et de croyances. Cécrops fut proclamé^ autochthone, et pour expliquer son surnom de Ai(puinç, allusion à sa double patrie, on le représenta, comme plus tard Érechthée, moitié homme, moitié serpent. Platon^ racontait que Solon, pendant son voyageen Egypte, avait fait avouer aux prêtres mêmes de Sais qu'Athènes était plus ancienne que leur ville de mille ans. Callisthènes ^ et Apollonius de Tyane^ répétèrent à leur tour que Sais était une colonie grecque, et qu'elle tenait d'Athènes le culte

et Syncelle, p. 167 : O&roç 'Epij^ÔtJvio-; *Hcpai(iToi>, 6 irop* 'Oyuri^M

'Ep6J^66U< IffTl.

' Hérod., 11, i85.

> Apollod., III, 14.

^ Platon, Tint. 1. p. 3o.

4 Proclus, in Tim,^ ibid.

* *AOY)va((i>v aTTO^ovoi ecTTe, xaOaiTEp Iv ïijjiaiw W^Axta^ çv)(tiv.

(Apoll. de Tyan., Lettre 70.)

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