‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 76 sur 138 · CHAPITRE Vli. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vli. i

Propylées se présente, la moitié des degrés sont franchis : alors pleiiveut les traits tf que lancent, « de droite et de gauche, les soldats postés sous ce les colonnes de la Pinacothèque et de Tautre ga- « lerie. »

La façade de ces portiques offre trois entre-colon nements de sept pieds en moyenne. Dans un pareil espace, combien d'hommes pourront déve* lopper librement le bras qui balance le javelot, gênés d'ailleurs, à droite et à gauche, par les colonnes? Je suppose que chacun occupât moins d'un pied et demi de terrain, cela fait cinq par entrecolonnement, quinze pour chaque aile des Pro« pylées. Àrréteront-ils une armée entière qui monte rapidement, en serrant ses boucliers, non pas une pente escarpée, étroite , périlleuse, mais un doux et magnifique escalier ? Les assiégés défendront-ils l'accès du grand portique ? Mais là encore ils sont empêchés, heurtés, forcément partagés en petits groupes par les colonnes qui leur enlèvent une partie du terrain, et ils s'opposent en vain, par les entre-colonnements, à l'ennemi qui se présente avec un front compacte de soixante-dix pieds, dans toute la largeur de l'escalier, avec l'impétuosité naturelle à l'attaque.

« Force-t-il ce premier pas, » — (en effet il l'aura promptement forcé) — «il lui faut alors « s'engager dans le corps principal des Propylées,

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<c et soutenir dans le chemin creux de la double n colonnade ionique une lutte inégale où il se a voit attaqué sur les deux flancs. »

Mais pourquoi dans le chemin creux? Pourquoi le supposer si aveugle? Les degrés de la façade sont-ils inaccessibles ? Le portique dorique conquis, le vestibule n*est-il pas ouvert dans toute sa largeur? A-t-on trouvé les traces des grilles qui l'auraient fermé? C'est là que la lutte s'engage en elTet, mais égale et corps à corps. « Là, cinq co- <c lonnes de soldats s'offrent à lui, tandis que le <c corps principal lui ferme le passage de la grande 1 porte et a sur lui l'avantage d'un sol incliné. Par (c les quatre ouvertures latérales, les défenseurs « de la citadelle peuvent entrer dans les deux ailes « des Propylées, y remplacer leurs morts et re- « nou vêler sans fin le combat. »

Tout ce plan est déjoué, dès que l'ennemi, au lieu de commettre une faute énorme, profite sim* plement des avantages d'un lieu si ouvert. Les Athéniens remplacent leurs morts ? Mais les assaillants ne peuvent-ils remplacer les leurs avec une armée entière derrière eux, et ne finissent-ils pas par avoir sur la garnison l'avantage du nombre? Quant aux deux ailes des Propylées, elles sont coupées par le combat même engagé dans toute la largeur du vestibule; leurs défenseurs, loin de recevoir du renfort, auront promptement

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