‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 8 sur 138 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Céci*ops réunit les hommes et les femmes (car c'était alors Tiisage que les femmes assistassent aux assemblées), et demanda' lavis de chacun. IjCs hommes se prononcèrent pour Neptune, les femmes pour Minerve , et, comme il s'en trouva une de plus, ia déesse l'emporta^.

Neptune appela en vain de ce jugement devant les douze Dieuï réunis sur TAréopage. Le témoignage de Cécrops assura à Minerve^ une nouvelle victoire. Dès lors elle devint la déesse protectrice de la ville, lui donna son nom et fut honorée à Athènes plus* qu'en aucun lieu de la terre. L'olivier qu'elle avait fait naître sur le rocher frappé par Neptune fut entouré d'une enceinte, et, auprès de l'autel et de la statue ^ consacrés à la déesse, on n'en éleva qu'aux dieux qui lui étaient chers, à Jupiter Très-haut, son père^.

Varroii cité par saiot Augustin [de CiviL Dei, XVIII, 9.)

* Les anciens rois, dit Plutarque, afin de faire abandonner ia navigation pour l'agriculture, avaient répandu cette fable. ( Fie de Thémùl. ) De même Neptune et le Soleil se disputèrent Corinthe. ( Paus., Corinth.j l, )

^ Xwf a t^ 'A6y)v8< ^P^^j Kéxpoicoç (i«pTupi^aacvT(K ixi irpSkov T^,v tkaiay ^uTeuffev. (Apollod., ibid,)

^ Aé'^excn Bk ôKixpot]^ pa)(AOv icap' 'Aôv]vatOK tSpuorat icpSitoc >c«'t TTciXiv TrpGto; 'AOtivSç df-yaXfjLa (ruoniffaffôai. [Euseh., Prœp.et^,, X.)

' Pans., Mt., XXVI.

à Vulcain son frère % qui partageait sa demeure

dans le Ciel.

Plus tard cependant on commença à redouter le courroux de Neptune. Déjà il avait voulu inonder TAttique^, et Mercure seul , envoyé par Jupiter, avait pu l'arrêter. La forme de son trident empreinte sur le roc, et ce trou au fond duquel, lorsque soufflait le vent d'Afrique^, on entendait mugir la mer, semblaient une continuelle menace. Erechthée, par le conseil de Toracle, éleva d'abord dans l'Acropole un autel à VOubli^j monument de la réconciliation de Neptune et de Minerve; puis Neptune fut admis à partager les honneurs de la déesse^.

Érechthée était né de Tamour déçu de Vulcain pour Minerve*^ et de la Terre, qui se fit mère à sa

' 'Eç 81 TO TTJç 'AOt)vSc xal 'Hf aioTOu o{xv){i.a to xotvov h ^ cepiXoTe)^ve(TV)v XaOuiv 6i(r^p;^£Tai IIpofAVjOsuç. (Platon, Protog,, i a.) »Hygin,/a*. 164.

' Paus., An., XXVL

4 'ËvrauOa y^^^ ^^^^ ^^^ xoivcuvet (jiETJt ttjç 'AOy)vS; iv S> xai P^a^LO^ loTt Arfiy[q tdpu(uv(K. (Plut., Sjrmpos,, IX ; quaest. 6.)

^Paus., ibid, A Sparte également, Minerve et Neptune avaient un temple commun. (Paus., Lacon.^Xl.)

^ L'union de Vulcain et de Minerve semble empruntée aussi bien à la Phénicie qu'à l'Egypte. A Tyr, on leur rendait un culte commun :

''EvOa "'H^atorToç lyjà^ X^^9^^ yXauxcISTciv 'A6i{vt)v.

(Achill.Tat.,11, 14.)

Page 1