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CHAPITRE XIV

paraît pas à la surface corome dans d aulres parties de l'Acropole, et le soubassement du temple est assez considérable. Il a donc fallu, de ce côté, exliausser le niveau du sol par des terrassements , et Ton a jeté péle-méle tous les décombres et toutes les cendres qu'avaient accumulés les dévastations des Perses dans les différentes parties de l'Acropole.

Le temple que fit construire Périclès effaça le souvenir du temple détruit par Xerxès. Les temples doriques sont trop bien connus aujourd'hui pour qu'il soit besoin d'en expliquer la composition et les principes. Le Parthénon, malgré sa grandeur et sa richesse, suivait les lois ordinaires, et son plan a gardé cette simplicité qui est le propre du génie grec.

Le corps principal est un grand rectangle divisé en deux salles inégales. La plus grande, ouverte à l'orient, est proprement le temple : elle contenait la statue de Minerve. La plus petite, qu'on appelait l'opisthodome, renfermait le trésor public. Tout autour du temple ainsi disposé règne un péristyle qui compte huit colonnes sur les façades, dix-sept sur les côtés, les colonnes d'angle deux fois comptées. L'édifice entier est élevé sur un soubassement de trois hauts degrés.

Depuis longtemps et dès l'antiquité, toutes les formes de l'admiration ont été épuisées pour louer

le Parthénon', la beauté de ses marbres, les proportions grandioses et idéales que lui ont données ses architectes, Tart infini avec lequel les plus petits détails sont traités, les joints invisibles de ses assises, l'assemblage si savant de ses colonnes. On a célébré la couleur que lui a donnée le temps , les blanches blessures que lui ont faites les boulets vénitiens , et jusqu'à la suie dont les feux des soldats turcs ont noirci ses portiques. Je ne prétends marcher sur les traces ni des poètes qui ont chanté le temple de Minerve , ni des architectes qui Tont si complètement étudié. Je renvoie aux ouvrages spéciaux inspirés par l'imagination ou par la science sur un sujet connu de tous. Je me renfermerai dans les limites d'une description , et je toucherai seulement quelques points qui intéressent plus particulièrement Tliistoire de l'Acropole ou de l'art , et qui ont été moins souvent traités.

C'est un fait curieux que , pendant de nombreuses années et surtout pendant ce demi-siècle , le Parthénon ait été visité par tant de voyageurs, dessiné, mesuré, analysé par tant d'artistes, sans que personne se soit aperçu d'une de ses plus surprenantes beautés. Je veux parler de la courbe et de V inclinaison donnée à toutes les grandes lignes que Ton se figure d'ordi-

' Sunt quibus unum opus est, intactae Palladis arcem Carminé perpetuo celebrare , et Undique decerptam frontî praeponere oHvam.

(HoB., 1. I, od. VIT, V. 5.)

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