CHAPITRE XIV
naire parfaitement droites , depuis les degrés sur lesquels le temple repose , jusqu'à rentablement qui le couronne 9 depuis les colonnes du péristyle jusqu'aux murs mêmes de la cella.
En 1837, un architecte anglais, M. Pennethorne, découvrit ce principe nouveau et vérifia une partie des courbes , en attribuant les autres aux secousses qui avaient dérangé l'économie de l'édifice. En i838, MM. Hofer et Schaubert, architectes allemands , étudièrent la même question. Quelques années plus tard, M. Paccard, pensionnaire de l'Académie de Rome , envoyait à l'Institut de France sa belle Restauration du Parthénon. Vers le même temps, M. Burnouf , membre de l'École d'Athènes , préparait un article qui a paru depuis dans la Reifue des deux Mondes > . Enfin M. Penrose, architecte anglais, a publié un ouvrage sur les Principes de V architecture athénienne j où le Parthénon , comme il est naturel , tient la place la plus considérable, la question des courbes n'est plus un épisode : c'est le fond, le but même du livre presque entier. Muni des instruments les plus exacts, M. Penrose a mesuré , avec une persévérance et une habileté que les architectes peuvent seuls apprécier, les déviations les plus légères, les courbes les plus délicates. Tout est analysé, chiffré à un dix-millième près. On ne craindra plus de se laisser égarer par l'imagination et les préjugés dans ces appréciations
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subtiles, et d'avoir également tort en voyant des courbes partout, ou en n'en voyant nulle part. Les résultats mathématiques sont écrits et acquis à la science.
Ainsi , l'on sait quelle est la convexité des couii)es du soubassement et des degrés , et des courbes peu à peu renforcées des architraves , des frises et des frontons. On sait comment les colonnes contenues entre ces deux arcs dévient à droite et à gauche pour accompagner le mouvement qui abaisse à droite et à gauche les extrémités des lignes. Outre le renflement et la diminution graduelle , qui sont propres aux colonnes des époi]ues précédentes, diminution d'autant moins sensible que le dorique est plus parfait , on sait quelle est l'inclinaison des colonnes vers le centre imaginaire du monument , et par quel harmonieux accord les murs de la cella s'inclinent parallèlement vers l'intérieur; comment, au contraire, les parties hautes, les faces des tailloirs, les chapiteaux d'ante$, les acrotères , les corniches penchent vers le dehors. Vitruve a parlé des courbes horizontales ; les déviations verticales sont indiquées par Qcéron. « Verres t( arrive dans le temple de Castor. Il l'examine, « aperçoit un plafond richement décoré , les autres ce parties sont neuves et toutes fraîches. Il se retourne « et demande ce qu'il doit faire. Alors un de ces « nombreux limiers dont il se vantait d'être esccMrté , «c lui dit : « Vous , Verres , vous n'avez rien à fain? «ici, à moins que, par hasard, vous ne vouliez.