CHAPITRE XVI
seule oflre quelques lignes reconnaissables, une figure derrière un cheval. Au delà de Timmense brèche qui coupe en deux le temple, il y en a neuf encore, frustes la plupart \ On distingue un cheval sur la sixième, deux chevaux et un homme derrière eux sur la huitième. La neuvième a conservé quelques beaux plis qui ressemblent à de lart. Comme sur le côté opposé du temple on voyait le combat des Centaures et des Lapithes, on veut que celui-ci représente le combat des Amazones. Je n'ai rien pu découvrir qui y ressemblât. U y a même au cabinet des estampes, à Paris ^, des dessins antérieurs, peutêtre, au voyage de Carrey. Us reproduisent dix métopes, dont les Centaures sont toujours le sujet. Mais comme ils ne ressemblent à aucun des groupes du midi, comme il n'y a point de Centaures à l'orient ni à l'occident, ils ne peuvent avoir appartenu qu'au côté septentrional du Parthénon.
Sur la façade occidentale, les sculptures paraissent inspirées, non plus par la fable, mais par l'histoire. C'est une série d'engagements entre deux guerriers à
■ Quatre autres inÂtopes sont à ferre au milieu des ruines.
* C'est M. Brœnstedt qui le premier a parlé de ces esquisses. Elles se trouvent sous l'étiquette : Antiquités de la vUh de Rome, n^ 8o4 à 808. — • Les légendes, » dit M. Brœnstedt, « sont du même temps que les
• dessins. > On lit sous les quatre premiers : « Combats des Athéniens
• contre les Centaures, bas-relief du temple de Minerve, situé au mi^ « lieu du rocher de la citadelle qui domine la plaine d'Athènes ; » — et sur les six autres : - Suite des bas-reliefs du temple de Minerve. • {^Foyag.et rech, enGrèce, 2* livraison, p. ^74.)
pied, et, alternativement, entre un piéton et un cavalier. Le piéton est toujours renversé sous le ventre du cheval qui se cabre, comme s'il n'y avait pas de place dans le cadre de la métope pour le mettre debout et lui donner le développement qu'exige une lutte. Cette monotonie générale était sans doute rachetée par la variété des poses et des détails; nous ne pouvons plus en juger. Il serait même difficile de déterminer quels sont les ennemis que les Athéniens combattent, si l'on ne savait à l'avance que ce ne peuvent être que des Perses. Ya-t-il, en efTet, à Athènes^ pour l'art, la poésie, l'éloquence, d'autres triomphes (|ue Marathon et Salamine? Quatre siècles après, les Athéniens ne faisaient-ils pas sur ce sujet de magnifî- (jues discours à Sylla, pendant que ses soldats pillaient leur ville. Il faut remarquer combien la première métope à droite rappelle un groupe de la frise du temple de la Victoire. Le Perse agenouillé qu'un Athénien saisit par la tête, a non-seu)ement le même mouvement, mais le même costume.
Je me hâte d'arriver aux métopes du côté du midi, parce que celles-là seules offrent aux regards des images claires , et à l'étude des sujets arrêtés. Vingt-trois représentaient les Lapithes aux prises avec les Centaures ; neuf, des personnages différents et des actions détachées. Les premières existent encore ; les dernières sont perdues. Elles occupaient le milieu de la frise et ont été renversées avec la portion du temple qu'elles décoraient. On les retrouvera sous les