CHAPITRE XVIII
LA STATUE D OR ET D tVOlBE.
C'est une étude singulièrement intéressante que de suivre, à travers Tobscurité qui l'entoure, Torigine et les progrès de la statuaire grecque ; de voir comment, après avoir équarri d'abord et enduit de grossières couleurs des morceaux de bois, elle en vint à des imitations plus exactes ; comment ces manne(|uius furent ensuite dorés , habillés de riches étoffes , dont les plis symétriques et immobiles inspirèrent l'École éginétique, école dont nous ne connaissons guère que les belles œuvres, parce que nous n avons que ses marbres et qu'elle n'employa le marbre que daniî la dernière période de son développement.
Plus tard, on rougit de voir lès dieux représentés d'une manière indigne de leur majesté. Mais, comme les simulacres étaient consacrés par leur antiquité même, et qu'on les croyait, la plupart, tombés du