CHAPITRE XX
qui portent Tentablement sur leur tête, ont pris la place des colonnes.
L'édifice est établi sur deux sols différents. A l'est et au sud, ses façades sont simplement exhaussées de trois marches au-dessus du sol. Les façades du nord et de l'ouest sont à un niveau plus bas de huit pieds, niveau commun aux terrains qui forment l'enceinte sacrée et s'étendent du même côté. Les grands portiques ioniques formaient les entrées du temple. La tribune des jeunes filles , au contraire, fermée par ur haut stylobate, n'avait qu'une petite porte dérobée. C'est là déjà un point essentiel à noter.
L'orientation du portique hexastyle, sa situation plus élevée , le nombre de ses colonnes et le développement de son architecture attestent que c'était le plus important de tous. Les antes qui terminent les murs latéraux, le fronton qui couronne la façade, voilà bien la forme consacrée du temple grec. D'aucun côté rÉrechthéion ne présente une entrée plus digne de la divinité.
On descendait au portique septentrional par un escalier dont les traces existent sur le soubassement des degrés latéraux de la façade orientale. Déjà à un niveau inférieur ce portique s'offre en outre de côté, comme une aile annexée au corps de l'édifice. Cette déposition et la hauteur également croissante de la partie attenante du temple détruisent l'efibt des dimensions assez fortes des colonnes. Comme, de plus, il n'y en a que quatre de front, cette entrée le cède
de toute manière à l'entrée principale; sa grande porte ionique elle-même ne devait pas surpasser en richesse la porte orientale, qui a disparu.
A droite et dans Tangle du fond , une petite porte débouche près du mur occidental , recouverte par une large pierre en saillie. Là, un conunencement de mur prolonge le retour de Tante, et sa direction oblique est accompagnée par un mouvement également oblique du seuil et des degrés. M. Tetaz en conclut qu'un mur de clôture se reliait à cet arrachement, et formait, avec la terrasse qui borde Tenceinte sacrée du midi, une seconde enceinte destinée à quelque usage particulier. « Comment expliquer, » dit-il , « cette porte à côté des entre-colonnements « largement ouverts du portique , sinon comme un €€ accès à un espace fermé. »
Ce qui confirme la justesse de cette observation, c'est une autre petite porte, percée dans le soubassement du mur occidental, qui établissait une communication entre le temple et l'enceinte réservée. C'est encore là un point digne d'attention. Conmie la porte est presque au-dessous d'une des colonnes engagées, cette irrégularité n'a rien de surprenant dans une partie intérieure et dérobée à la vue. Ceux qui croiraient, à cause des traces de remaniement, que cette porte est moderne se convaincront du contraire en reconnaissant, au milieu des assises régi>lières du mur, un énorme linteau.
La façade postérieure n'avait d'autre entrée que