CHAPITRE XXn
homnie — d'un char — d'une femme auprès du char, ouvrage A'Agapénor.
Parmi les morceaux que l'on conserve dans le petit musée de l'Acropole, deux sont mentionnés dans l'inscription : la jeune fille agenouillée, œuvre d'iasos de Collyte, et trois chevaux de front qui se cabrent et qui étaient attelés au char. Il faut dire que la plus grande partie de l'inscription manque et que l'on ne peut, d'un autre côté , prêter aucun sens à dès fragments de torses, de draperies, isolés et presque imperceptibles. Quelques-unes, plus complets, sont au contraire très-intéressants. Je citerai une femme assise, qui tient sur ses genoux un enfant : l'enfantavait le bras droit passé autour de son cou. — Deux femmes, dont l'une se porte en avant et semble vouloir entraîner l'autre. — Une femme, assise : le bras de son siège est terminé par une tète de lion et supporté par un sphinx. — Une autre femme, assise avec un petit lion sur ses genoux. — Une troisième avec le lion à ses côtés. Partout on remarque un style charmant, une grande délicatesse à laquelle se prête la transparence du marbre de Paros.
Quoique ces données, tant écrites que figurées, n'indiquent que fort vaguement quel était le sujet représenté sur la frise, on ne peut se tromper en le cherchant dans le mythe d'Érechthée, de Pandrose, dans toutes les fables qui entourent les origines du culte de Minerve et dont une partie était représentée sur les métopes du Parthénon. On aurait déjà Pan-
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drose tenant sur ses genoux le petit Erechthëe. Les chevaux et le char rappelleraient l'institution des jeux des Panathénées. Je ne parle point d'Hersé ou d'Aglaure implorant leur grâce aux pieds de Minerve, parce que cette idée serait moderne. Il ne faut point presser de telles obscurités.
On ne peut, non plus décider dans quelle intention avait été ménagé le contraste du marbre blanc et du marbre noir. Ce n'était assurément point pour les couvrir également de couleur. Cependant Taspect de figures blanches qui se détachaient sur un fond noir eût été dur et triste, s'il n'eût été adouci par les teintes qui distinguaient selon l'habitude les ornements, les chevelures et les draperies. L'on obtient ainsi cette belle harmonie que nous admirons dans les peintures sur fond noir de Pompéi.
Les membres d'architecture, aussi bien que les sculptures, avaient été revêtus de couleurs et de dorures, mais les membres supérieurs seulement. Ici je soutiens d'autant plus fermement le système d'une polychromie modérée, c(ue je le trouve confirmé par les inscriptions. — Je lis dans le compte des dépenses :
(€ Échafaudages pour les peintres du plafond intérieur.
« Peintres. — Pour avoir peint la cymaise sur l'ar- « chitrave intérieure, à raison de 5 oboles le pied.
« Doreurs. — Pour avoir doré les conques.
i< Au peintre qui a peint la cymaise sur larchi-