‹ L'Acropole d'AthènesChapitre 196 sur 200 · CHAPITRE XXUI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXUI

fique où on lit le nom de Sophocle^ un petit bas-relief d'une exécution fort mauvaise où Ton voit un prêtre et deux prétresses; les noms sont complètement effacés*.

A l'ouest du temple, la statue dlsocrate, vainqueur à la course à cheval, n'était pas seule; ou, pour mieux dire, d'autres vainqueurs avaient consacré des monuments de leur victoire. C'est là qu'on a découvert de petits piédestaux carrés, sur lesquels sont sculptés en relief des chars traînés par deux chevaux^. Ces biges, d'une forme à peine archaïque et d'un très-beau style, rappellent les biges des monnaies siciliennes. Ils ne sont accompagnés d'aucune inscription; mais en échange on verra, à l'angle nord-ouest de la prostasis septentrionale, un piédestal sans sculptures, avec cette dédicace : « Offrande d'Hermocrate, fils d'An- « tiphon, du dème de Crioa, dont l'attelage a rem- « porté le prix à Olympie. »

Comme la statue équestre d'Isocrate était dans la Sphaeristra des Errhéphores , il se pourrait que ces monuments d'une victoire analogue fussent dans le même lieu. Cette particularité, fût-elle démontrée, ne servirait qu'à rendre plus inexplicable pour nous une enceinte déjà si peu connue. En tout cas, il était naturel que des vainqueurs à la course des chevaux ou des chars réunissent autour du temple de Minerve Poliade les monuments de leur reconnais-

' Il est aujourd'hui dans le vestibule des Propylées . ' Dans le vestibule des Propylées.

sance. Minerve n'avait-elle pas, la première, dompté et attelé le cheval? Les Grecs ne Tavaient-ils pas surnommée Hippia?

Quant aux grandes prétresses et aux £rrhéphm*es, on s'attend à trouver ici leurs statues plus nombreuses qu'en aucune autre partie de l'Acropole. On ne connait encore pourtant , après la Lysimaché de Pausanias, que Junia Lépida^ fille de Silanus Torquatus, et une Errhéphore qui expose elle-même, comme nous l'avons vu plusieurs fois , et sa naissance et ses titres à l'honneur d'une statue : « Je suis Er- « rhéphore de Tauguste Minerve. Mon père Serace pion et ma mère m'ont placée sur ce piédestal »

Le reste du récit est en grande partie détruit. Quoique ce genre d'inscriptions ne manque pas d'une certaine ressemblance avec les prologues d'Euripide, il est à remarquer qu'elles sont le plus souvent d'une époque tardive , comme il est aisé de le reconnaître au caractère des lettres. .

L'image d'une autre femme avait été consacrée à Minerve Poliade ; mais il ne parait point qu'elle ait rempli aucune fonction religieuse. C'était Stratoclécy à laquelle son fils Eudémus et sa fille Agariste avaient donné ce témoignage public de leur affection. Les lettres sont d'une forme étrange, et d'un assez mauvais goût.

Un piédestal dont il semble d'abord plus difficile d'expliquer la présence est celui qui porte sculptés en relief de petits Amours. Des Amours dans le sanc-

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