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Id., ib., vol. III, § 2, p

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chaque opération quelques parements so vitrifiaient. L'observation aidant le hasard, comme dans toutes les découvertes humaines, les chaufourniers eurent bientôt déduit de leurs multiples expériences la manière de faciliter cette vitrification artificielle et de varier la couleur. L'émail était composé. Cette découverte se fit séparément en Egypte et en Mésopotamie. Là elle arriva par surcroît, ici elle devint la base de la décoration polychrome.

Les Susiens et les Chaldéens substituaient parfois, aux briques de revêtement, des cônes de terre longs de 6 à 7 centimètres, larges de 2 à la base, amenés par la cuisson du gris au rose, du rose au pourpre et à la vitrification '. Les cônes, enfoncés par leur pointe dans un enduit résistant, épousaient sans peine les inflexions concaves ou convexes des surfaces à protéger, tandis que les bases dessinaient d'élégantes mosaïques.

Telle fut l'origine de la décoration émaillée de la Susiane, de la Babylonie et plus tard de la Médie et de la Perse, pays condamnés par le climat et la géologie au même système constructif.

La brique crue excluait, je l'ai fait observer, toute applique, tout décor modelé, toute modénature, mais se disposait sans peine en groupements réguliers. A son aide, on composa des dessins géométriques formés d'éléments rectilignes, dessins pareils et symétriques afin de se prêter à des imbrications continues. Ces combinaisons élémentaires transportées de l'architecture sur les étoffes et reportées, avec quelques tresses, du métier sur les façades, eussent été monotones, si les artistes mésopotamiens ne s'étaient adonnés de bonne heure à l'étude de la nature'.

En possession, depuis une haute antiquité, d'une méthode qui leur permettait de traduire les idées au moyen de signes graphiques, les Chaldéens confièrent d'abord à des tablettes de terre séchées et cuites après coup, puis à des pierres dures le dépôt de leurs pensées. Ces premiers textes étaient généralement champlevés; en imprimant la matrice sur de la glaise molle on obtenait des reproductions en relief. C'était mettre la signature à la portée des illettrés, très nombreux, sans doute, dans un pays où l'écriture et la lecture étaient hérissées de nombreuses difficultés. La signature se composait parfois du nom du possesseur du cachet, <' un tel fils d'un tel », suivi d'une mention religieuse, « un tel fils d'un tel..., serviteur du Dieu... », ou d'un emblème mystique. Le propriétaire du cachet avait tout avantage à faire représenter une image divine sur son sceau personnel : il se plaçait ainsi sous la sauvegarde du ciel, mêlait l'Olympe à ses intérêts terrestres et adoptait un symbole bien particulier, facile à reconnaître et que nul, à moins de voler le

I. Uieulafoy, Art ant. île la Perse, vol. V, p. ïit. •2. Ici., (■(/., vol. m, .i 3, p. 2(5.

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