ORNEMENTS CHALDÉENS
cylindre, ne pouvait contrefaire. Tous les Babyloniens avaient leur cachet'. Cette coutume s'est d'ailleurs perpétuée en Perse jusqu'à nos jours. A multiplier dans une pareille proportion les gravures sur pierres dures, les artistes chaldéens acquirent une habileté technique qui n'a jamais été dépassée, et devinrent par surcroît de merveilleux artistes. Tels cylindres de Sargon et de son époque conservés dans le cabinet de M. de Clercq, exposés à New-York ou rapportés de Suse, sont des œuvres d'art incomparables (fig. 143, 144, 145).
II se forma donc en Mésopotamie des écoles de sculpteurs en intaille qui étudièrent l'homme et les animaux, apprirent à les reproduire et multiplièrent
FIG. 143, 144, 145. — CÏLINIIKFS CIliLUÉENS (MDSÉF, 11 U l.OUVRK, MISSION 11 I E 11 I. l KO ï).
d'autant plus leurs œuvres que, faute d'ornemanistes, les figui'istes appliquèrent bientôt leurs facultés à l'embellissement de tous les objets. Meubles, étoffes, bijoux, armes et parements émaillés, se couvrirent à l'envi île longues théories d'êtres animés (fig. 148) combinées avec les très rares motifs dérivant de l'emploi de la brique ou empruntés au tissage.
Plus tard seulement et alors que les grandes expéditions dirigées contre la Chaldée par les rois égyptiens de la xviif dynastie eurent établi un contact immédiat entre les deux grandes monarchies africaine et asiatique, les Assyriens associèrent aux combinaisons empruntées à l'art du constructeur et du tisserand