‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 32 sur 124 · XTAI. E I HOUILLES DE SISE · texte numérisé non relu

XTAI. E I HOUILLES DE SISE

et pi. XIII) dont les fragments étaient mêlés à des briques couvertes d'inscriptions élamites. Le dessin des corolles est une copie, un calque plutôt, des tracés égyptiens

Fie. 178. — IMCOr.ATION li"l\ MEBLON. — FKAGMENTS A l. C H A ï Q t E S (FOriLLES DE SUSF).

Fie. 179. — supEr.posiTiox de DEUX LOTUS é(;yptiexs.

(lu lotus épanoui (fig. 179). On y trouve jusqu'aux pointes du calice', jusqu'à l'extrémité des liens L qui maintiennent l'enroulement (p. 29G. note 2)'. Ce mer-

1. Prisse d'Avenncs a l'eprodiiit, d'après les tombeaux des i'Ois, quelques dérivés brillants du Upe égyptien primitif; M. Schlieniann a découvert à Orchomène une copie fort archaïque du même ornement; j'en ai donné une dernière qui remonte à l'époque dns Parthes {Art uni. de la Perse, vol. V, p. 29. fig. 2.3).

2. Ce sont les trois évidements A et B des corolles (fig. 178) qui traduisent les extrémités visibles des trois pointes centrales et latérales du calice D (fîg. 179) après que le culot de ce dernier a disparu dans la corolle C de la fleur immédiatement inférieure.

.'t. Ce lien, dont l'importance est très considérable au point de vue de la filiation des formes du chapiteau ionique (fig. 171) et de tous les dérivés du lotus égyptien, attachait sans doute les corolles imitées par un enroulement d'une feuille de métal ou de bois. Le gland était parfois terminé par des franges. Ces franges se transformèrent à leur tour en un fragment de palmette. Elles revêtent cette forme sur les litres égyptiennes

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BHIOUES ET DALLES.

Ion est d'autant plus intéressant que les briques portaient encore une triple gangue de mortier — mortier de bitume, de chaux et terre — correspondant à trois emplois successifs des mêmes matériaux. L'usage du bitume, tout comme le voisinage des inscriptions élamites, semble donner au merlon une assez haute antiquité. Il n'existe pas de traces de bitume sur les briques des archers, remontant cependant au règne de Darius I".

Au nombre des dalles de revêtement éparses dans ces ruines, il en est encore

FIG. 180. — LITRE DÉCORATIVE (FOUILLES DE S U S e)

deux qui méritent une mention spéciale. L'une, ornée de deux cercles jaunes concentriques, vaut par la tonalité merveilleuse du bleu; l'autre est une copie d'un vieux tapis perse (pi. X). Le décor, composé de triangles vert, bleu, jaune, blanc, est entouré d'une bordure fleuronnée dont les ornements blanc, vert clair et jaune pâle, s'enlèvent sur le pourpre du fond. Il n'est pas un décorateur grec qui n'eût été fier de signer une œuvre aussi parfaite.

Outre les moellons des lions, outre les briques des archers et de l'escalier trouvés en place ou dans le voisinage immédiat du lieu d'emploi, les fouilles fournissaient chaque jour des matériaux épars mêlés aux décombres ou employés dans les maçonneries antiques à titre de remplissage.

Tels sont les archers blancs (p. 291 et pi. VII), les lions accroupis ou allon-

rcproduites plus haut (fig. 172) et sur le chapiteau ionique (fig. 171). Voir encore à ce sujet les pages 38 à 58 du vol. III de ÏArt mil. de la Perse que j'ai en partie consacrées aux ornements lotiformes d'origine égyptienne et Slip. p. 268, note 1, infra, p. 303 et 313.

gés (p. 279), les yriffons et les taureaux ailés (p. 280, fig. 19o et pi. XI), quelques dalles d'escalier et le merlon que je viens de décrire (fig. 178 et pi. XIIl). Tels sont encore les monuments suivants qui se signalent à Tattention des archéologues ou des artistes par leur décoration ou leur polychromie.

r Inscription perse (pi. XII). Caractères blanc laiteux, fond gris de lin d'une

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FlU. 181. — AS50LP.EAXIPAL ii'APr.ÈS IN BAS-RELIEF DU EtlITISH MUSEUM.

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