‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 37 sur 124 · ANIMAUX AILES · texte numérisé non relu

ANIMAUX AILES

rôle des matériaux élamites au regard des édifices de Darius I" (p. 306, note 1). Hormis celles qui appartiennent à des lions, les briques découvertes se rapportent

FIG. 189. — r.ETOtR d'angle. — TEXTE SIjSIE.\ IFOlll.l.ES DE SliSp).

à ces monstres que les Grecs désignaient sous le nom A'atiimaux siisiens. Tels sont le taureau ailé et le griffon.

Kin. lilO. — ENCADREMENT VERTICAL. — TEXTE SUSIEN AUX NOMS DE HG. 101. — DEMI-COLONNE ENGAGÉE.

.. KOUUOUR OU KOUTIR NAKHOUNTA ot 1 SILHAC » (FOUILLES DE SUSe). —TEXTE SUSIEN (FOUILLES DE SUSe).

Le lion se remonta sans peine, il suffit de copier les bas-reliefs émaillés, mais

FIG. liVi. — BRIQUE DE PAREMENT. — TEXTE PERSE AU NOM DE DARIUS FILS d'hïSTASPE (FOUILLES DE SUSE).

il devint bientôt évident que par suite du groupement des animaux compris dans

I. .M. Lfdrain Iraduit, le mot siisien uk qui relie les deux noms royaux par » avec », exprimant l'association ou le règne simultané de Koudour Nakhounta et de Silhac.

L'ACUOPOLE DE SUSE.

une même procession, la même bête était découpée suivant un cloul)le craticulage vertical répondant au déplacement d'une demi-brique. Comme je possédais des briques appartenant indistinctement aux deux types, je me trouvai parfois forcé de mettre les matériaux joints sur joints au lieu d'observer une découpe régulière. Sous la réserve de cette même observation, les taureaux (fig. 195) furent assemblés sans peine, j'avais d'ailleurs pour guide les taureaux assyriens (fig. 196) et mieux encore ceux du portique Vicadahyou'.

Bien plus délicate a été la reconstitution du grifTon (pi. XI) avec ses cornes de bouquetin, ses pattes de devant empruntées à un lion ; celles de derrière, à un aigle.

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y/'y^f^.$^^i-'f^y^^ -''^^..^i^ Le génie inventif des artistes

perses était heureusement comprimé par la tradition religieuse.

.!<> mis à profit cette heureuse circonstance et, m'aidant des griffons persépolitains (fig. 197), je parvins après quelques tâtonnements à mettre chaque brique dans sa véritable place. Les fragments émaillés et colorés du même monstre (p. 280), faciles à réunir, limitèrent le champ des recherches. Le travail était terminé quand un petit bas-relief de l'époque des Achéménides (fig. 198), conservé au Cabinet des médailles tomba sous mes yeux. Le sculpteur s'était attaché à reproduire en marche l'animal qui apparaît à Persépolis engagé dans une lutte avec le roi. J'eus la vive satisfaction de constater, à l'aide de ce nouveau document, la régularité du montage.

Au point de vue du style, les bas-reliefs en terre cuite l'emportent encore sur les frises de faïence. L'infériorité de ces dernières tient au grain et à la porosité de la pâte, ainsi qu'à l'épaisseur de la couverte (pii dissimulent les qualités de finesse et la perfection du modelé des artistes perses. Ces documents présentent donc un intérêt extrême et témoignent une fois de plus, par leur comparaison avec les œuvres assyriennes, de la profonde influence de la

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