‹ L'Acropole de Suse (volume 2)Chapitre 52 sur 124 · Perrol et Chipiez, Histoire de l'art, pp. 474-477 et · texte numérisé non relu

Perrol et Chipiez, Histoire de l'art, pp. 474-477 et

3. M. lîabin, ingénieur des ponts et chaussées, qui a visité Persépolis en 1883, a vu comme moi les murs dont MM. PeiroL et Chipiez contestent l'existence.

Les galeries isolées eussent été non seulement inutiles, mais menaçantes. Des supports aussi grêles que les colonnes persépolitaines ou susiennes ne peuvent porter sans danger le lourd matelas de terre des terrasses. Leur stabilité dépend de leur rigidité, leur rigidité de leur liaison invariable avec des constructions massives. Supprimer les solides tuteurs et les murs qui les étayent équivaut à les condamner à une ruine prochaine. Peu importe, il est vrai, quand on opère sur le papier.

FIG. 21". — PLAN r.ESTAl'RÉ DU PALAIS DE XF.nXfeS A P E R S É P 0 L I S .

La suppression dos antes a eu pourtant des conséquences, fâcheuses même sur le papier. Comme on ne pouvait laisser tomber dans le vide les extrémités d'un entablement destinées à s'encastrer dans un mur, il fallut retourner d'équerre les taureaux des files extérieures (iig. 218) et prononcer, sur l'angle de la façade, un éperon inutile, inexplicable, disgracieux et que n'accuse aucun des nombreux édifices achéménides, qu'ils soient bâtis ou taillés dans une paroi rocheuse comme les tombeaux des rois si souvent cités.

Les erreurs s'enchaînent entre elles et parfois se manifestent plus clairement dans leurs conséquences que dans leur énoncé.

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