kl., ib., p
3. l'errot, Assyrie, p. 704, pi. XIV, et p. 3U, fig. 127 et 128.
avant les Persans, les céramistes assyriens avaient donc su plier la terre aux exigences de la décoration intérieure et mobilière, mais en la détournant de sa destination architecturale, ils avaient modifié ses formes, changé la nature des sujets et leur tonalité.
J'ai terminé la nomenclature générale des faïences du style asiatique que l'on avait recueillies à Babylone ou dans les palais ninivites avant les fouilles de Su se.
On voit déjà qu'hormis les carreaux employés à l'intérieur, la décoration en briques vernissées est caractérisée à Babylone comme à Ninive par l'étendue des surfaces couvertes et par la prédominance des bleus. La céramique ne tolère pas en effet la juxtaposition de toutes les couleurs du prisme. La note bleue domine-t-elle, la note rouge doit s'éteindre, et réciproquement. Ainsi le comprirent les Chaldéens et les Grecs ; ceux-ci adoptèrent les bruns, ceux-là restèrent fidèles au turquoise et à ses dérivés. L'exclusion d'une couleur ne saurait prétendre à la valeur d'une loi : l'harmonie résulte en ce cas d'une application empirique et facile d'une formule générale dont nous ignorons les termes (p. 313 à 319). On remarquera toutefois que depuis le xvii'^ siècle les Persans et leurs élèves ont vainement cherché à briser le cercle étroit où les emprisonne une tradition séculaire. Les œuvres nouvelles, malgré leur polychromie très hardie et très variée, sont médiocres, d'un coloris gris et insipide, sans accents ni vigueur'.